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BERNARD TAPY

Tu l’oublieras

Le disque

Fiche technique

Sortie
novembre 1966
Référence
RCA VICTOR - 86184
Paroles et musique
Bernard Tapy
Enregistrement
en 1966
Chant
Bernard Tapy
Orchestre
Jacky Moore
Photographe
Wolf Fiebig
Les coulisses de : Tu l’oublieras

Bien avant de conquérir le monde des affaires, de s’emparer de diriger l’Olympique de Marseille ou de faire trembler la classe politique, c’est sous les spotlights de la chanson que le futur « Boss » fait ses tout premiers pas. Né le 26 janvier 1943 dans le 20e arrondissement de Paris, le jeune Bernard obtient son certificat d’études primaires avant de revêtir l’uniforme.

Il effectue son service militaire au 93e régiment d’infanterie au camp de Frileuse, dans les Yvelines, une expérience qu’il achève au grade de sergent en octobre 1963. Rendu à la vie civile, l’ambitieux touche-à-tout s’essaie d’abord à la comédie.

Il tente une première percée dans le cinéma et le théâtre en empruntant le pseudonyme de Bernard Pascal. Mais c’est bien la musique qui va lui offrir sa première véritable inscription sur vinyle.

Il signe chez RCA et se rebaptise Bernard Tapy — avec un « y », question de conférer à son patronyme une petite touche américanisée, si prisée à l’époque des pionniers du rock et du yé-yé. Autodidacte absolu, il écrit les paroles et compose la mélodie de ce premier 45 tours, intitulé Tu l’oublieras, sans jamais avoir ouvert un livre de solfège.

Hélas, l’audace ne suffit pas toujours : malgré cette coquetterie orthographique, le disque passe totalement inaperçu auprès du grand public, ne laissant présager en rien la prodigieuse destinée médiatique de son interprète. Pour boucler les fins de mois en cette période de tâtonnements artistiques, Bernard Tapie déploie déjà l’énergie commerciale qu’on lui connaîtra plus tard.

En parallèle de ses ambitions artistiques, il arpente le pavé en vendant en porte-à-porte des téléviseurs pour le compte d’un petit magasin baptisé Téléconfiance. L’expérience lui met le pied à l’étrier : en 1966, il franchit un cap en ouvrant sa propre échoppe, Cercle n° 1, un magasin spécialisé dans l’équipement pour la maison.

Une première aventure entrepreneuriale qui, à l’image de son premier 45 tours, connaîtra des débuts formateurs avant de faire faillite quelques années plus tard, forçant le futur magnat à réinventer sans cesse son destin.

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