Idées noires
Fiche technique
- Sortie
- 1983
- Référence
- BARCLAY - 813 213-7
- Paroles et musique
- Bernard Lavilliers et Jean-Paul Drand
- Enregistrement
- au Studio Aquarium à Paris
- Chant
- Bernard Lavilliers et Nicoletta
- Basse et piano
- Pascal Arroyo
- Percussions
- Dominique Mahut
- Batterie
- Philippe Leroux
- Guitare
- Jean-Paul Drand
- Claviers
- François Bréant
- Ingénieur du son
- Jean-Luc Lemerre
- Assistant ingénieur du son
- Ivan Magot
- Producteur
- Richard Marsan
- Photographe
- Bettina Rheims
Au début des années 80, Bernard Lavilliers traverse une période de bouleversements intimes. L’idée fondatrice d’Idées noires naît directement de sa rupture douloureuse avec Lisa Lyon, alors championne du monde de body-building.
Pour porter ce texte sombre en duo, le natif de Saint-Étienne pense d’abord à la chanteuse américaine Rickie Lee Jones. Malheureusement, cette dernière n’est pas disponible pour ce projet.
Bernard Lavilliers tente alors de réaliser des essais avec des choristes, mais le résultat ne le convainc guère. Le salut vient un soir, autour d’une table de restaurant.
Au cours du dîner, Francis Lalanne et Jacques Higelin glissent à l’oreille de Bernard Lavilliers le nom de Nicoletta. La chanteuse, dont la voix puissante et gorgée de soul fait écho aux fêlures du morceau, vient tout juste de divorcer et se trouve alors au creux de la vague, loin des feux de la rampe, installée à Genève en Suisse.
L’intuition de Francis Lalanne et Jacques Higelin est la bonne. Le lendemain après-midi, Bernard Lavilliers se saisit de son téléphone et propose l’aventure à Nicoletta.
Séduite par l’audace de la démarche, elle accepte sur-le-champ et débarque en studio quelques heures plus tard. Trois petites heures suffisent pour mettre en boîte Idées noires.
Preuve de sa générosité et du coup de cœur artistique qu’a représenté cette séance, Nicoletta refuse catégoriquement d’être payée pour sa prestation. Porté par ces voix que tout oppose et pourtant si complémentaires, ce titre bénéficie d’un mélange redoutable de groove reggae-rock et de mélancolie urbaine.
Extrait de l’album État d’urgence paru en avril 1983, ce morceau devient très vite un immense succès radiophonique. Une surexposition telle qu’elle éclipse en partie les autres pistes du disque, qui s’écoulera tout de même à plus de 100 000 exemplaires.
Fait insolite dans la carrière du « Grand Blond », malgré la ferveur du public autour de ce tube, Bernard Lavilliers ne l’interprétera paradoxalement jamais sur scène lors de ses concerts.




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