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BARRY MCGUIRE

Eve of destruction

Le disque

Fiche technique

Sortie
16 juin 1965
Référence
RCA VICTOR - RCA 1469
Paroles et musique
P.F. Sloan
Enregistrement
le 15 juin 1965
Chant
Barry McGuire
Batterie
Hal Blaine
Guitare
P. F. Sloan
Basse
Larry Knechtel
Ingénieur du son
Bones Howe
Producteurs
Lou Adler, P. F. Sloan et Steve Barri
Photographe
Guy Webster
Les coulisses de : Eve of destruction

Au printemps 1965, le guitariste P. F. Sloan signe l’un des brûlots contestataires les plus percutants de sa génération en composant Eve of Destruction.

Avant d’atterrir entre les mains de Barry McGuire, ce morceau est d’abord proposé aux membres du groupe californien Byrds, qui le déclinent. C’est finalement sous l’impulsion du producteur Lou Adler, chez Dunhill Records, que le projet prend forme définitivement, profitant du talent de requins (des musiciens) de studio d’exception pour porter ce cri de colère.

L’enregistrement se déroule à un rythme effréné : tout est bouclé en une seule prise au cours de la matinée du 15 juin 1965. Pour porter cette vision crue de l’Amérique, Barry McGuire est soutenu par des pointures de session, parmi lesquelles le batteur Hal Blaine et le bassiste Joe Osborn, figures incontournables du légendaire Wrecking Crew.

Portée par cette urgence créative, la machine commerciale s’emballe aussitôt puisque le 45 tours envahit les disquaires dès le lendemain, se transformant rapidement en un immense succès public. Sur le fond, le texte dresse un état des lieux implacable et anxieux des tensions mondiales et domestiques de l’époque.

La chanson dresse une longue liste des fractures et des périls de la décennie : elle fait référence aux problèmes sociaux de l’époque, notamment la guerre du Vietnam, la conscription, la menace de guerre nucléaire, le mouvement des droits civiques, les troubles au Moyen-Orient et le programme spatial américain. Un panorama de crises qui résonne avec une telle force que le morceau, malgré son triomphe dans les charts, se verra même censuré par plusieurs radios de l’époque, effrayées par sa radiographie sans concession d’un monde au bord du gouffre.

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