Si j’avais un marteau
Fiche technique
- Sortie
- 12 octobre 1963
- Référence
- PHILIPS - 432.992 BE
- Paroles et musique
- Lee Hays, Pete Seeger, Claude François et Vline Buggy
- Enregistrement
- en octobre 1963
- Chant
- Claude François
- Orchestre
- Christian Chevallier
- Photographe
- Jacques Aubert
L’histoire de cette chanson commence avec un hymne contestataire américain : If I Had a Hammer (The Hammer Song), écrit dès 1949 par Pete Seeger et Lee Hays pour porter la voix des militants communistes dans un climat politique tendu aux États-Unis. Treize ans plus tard, en 1963, c’est la version rythmée de Trini Lopez qui embrase les charts internationaux et attire l’attention des producteurs français.
À Paris, le producteur Claude Carrère flaire le futur tube et souhaite confier l’adaptation française de ce morceau à sa jeune protégée, Sheila. Coup de théâtre : l’éditeur américain, séduit par l’énergie bouillonnante d’un jeune chanteur montant, impose que ce titre soit attribué à Claude François.
Bien lui en pris. Cloclo teste ce nouveau titre sur scène lors d’un concert dans le Nord de la France.
Surprise : le public s’approprie instantanément le refrain en répondant par des « Woh, woh, woh, woh » enthousiastes. Une interaction salvatrice que Claude François s’empresse d’intégrer en studio lors de l’enregistrement définitif.
Le 12 octobre 1963, Si j’avais un marteau débarque dans les bacs. Il s’agit alors du cinquième 45 tours de la carrière de Claude François.
Le succès est fulgurant et le propulse tout droit à la première place du hit-parade de l’émission culte Salut les Copains sur Europe 1, dès l’hiver 1963. Pourtant, ce morceau ne fait pas l’unanimité auprès des puristes.
Claude François et sa parolière Vline Buggy essuient de vives critiques, accusés d’avoir signé un texte bien trop simpliste. L’œuvre originale évoquait en effet le dur labeur et les luttes des ouvriers américains, là où le tandem français choisit une direction diamétralement opposée : un hymne résolument optimiste, positif, axé sur des valeurs morales universelles.
Les fans retrouvent Si j’avais un marteau dans Claude François, le troisième album du chanteur, également paru en 1963. Détail de collectionneur pour les férus d’anecdotes : la version gravée sur le 45 tours s’étale sur 3 minutes et 3 secondes, tandis que le pressage du 33 tours propose un montage légèrement plus court de 2 minutes et 48 secondes.
L’appétit de conquête de Claude François ne s’arrête pas aux frontières de la France.
En décembre 1963, Claude François pousse l’exercice jusqu’à enregistrer une version espagnole, intitulée Si tuviera un martillo, destinée à séduire le marché sud-américaine.




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