Oh les filles
Fiche technique
- Sortie
- 1974
- Référence
- PHILIPS - 6009 501
- Paroles et musique
- Eddie Vartan et Marty Robbins
- Enregistrement
- en 1973 au Studio d'Hérouville, dans le Val d'Oise
- Chant
- Eddyck Ritchell (Vincent Lamy), Jimmy Freud (Claude Ranval) et Sharon Glory (Philippe Vauvillé)
- Guitare
- Ramon Pipin (Alain Ranval) et Rita Brantalou (Jacques Pradel, mort en juillet 2021)
- Basse
- Chick Béru et Shitty Télaouine (Daniel Dollé)
- Piano
- Wolgang Lion
- Batterie
- Hubert de la Motte Fifrée (Dominique Esnault, mort fin 2003)
- Trompette
- Ulrich Danone
- Saxophone
- Gepetto ben Glabros (Pierre Rigaud, mort en août 2017)
- Ingénieurs du son
- Dominique Blanc-Francart
- Producteur
- Thierry Vincent
Tout commence de l’autre côté de l’Atlantique en 1956, lorsque l’artiste country Marty Robbins compose et interprète le titre Sugaree. Peu de temps après, cette mélodie s’apprête à traverser l’océan pour connaître une seconde vie sous d’autres latitudes.
Ce sont les paroles françaises signées par Eddie Vartan — le frère de la célèbre Sylvie — qui transforment la chanson originale en Oh les filles. En 1961, c’est un groupe de rock originaire de l’est de Paris, Les Pingouins, qui se charge d’enregistrer cette toute première version française.
À la basse, on y croise un jeune musicien nommé Dominique Blanc-Francard. S’il fait ses armes ici les doigts sur les cordes, il s’apprête à devenir l’un des producteurs et ingénieurs du son les plus reconnus de l’Hexagone, tout en transmettant sa passion à ses fils : Hubert Blanc-Francard, membre du duo electro Cassius, et Mathieu Blanc-Francard, plus connu sous le nom de chanteur Sinclair.
L’histoire de ce morceau rebondit avec fracas en 1973.
Une formation loufoque et déjantée, baptisée Au Bonheur des Dames — un nom directement inspiré du célèbre roman éponyme d’Émile Zola —, décide de reprendre le titre sur son premier album, sobrement intitulé Twist.
Pour immortaliser ce nouveau chapitre, le groupe pose ses valises dans le mythique Studio d’Hérouville, niché dans le Val-d’Oise.
Un clin d’œil du destin s’invite alors derrière la console : c’est un certain Dominique Blanc-Francard qui supervise la prise de son.
Pari gagné, puisque cette relecture flamboyante s’envole tout droit vers la première place des charts et se classe numéro un en 1974.




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