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ANNIE PHILIPPE

Le ticket de quai

Le disque

Fiche technique

Sortie
1966
Référence
RIVIERA - 231.156
Paroles et musique
André Pascal et Christian Sarrel
Enregistrement
en 1966
Chant
Annie Philippe
Orchestre
Clyde Borly
Photographe
Jean Distinghin
Les coulisses de : Le ticket de quai

À l’origine, la chanson Le ticket de quai n’était absolument pas destinée à Annie Philippe, mais à Richard Anthony. Refusant net le morceau, ce dernier ne souhaite pas s’encombrer d’un nouveau titre ferroviaire après le triomphe monumental de J’entends siffler le train.

C’est alors que le musicien et chef d’orchestre Paul Mauriat, qui a composé la mélodie sur des paroles d’André Salvet et Jacques Plait, décide de proposer ce titre à une jeune débutante. Bien lui en prend : portée par une fraîcheur irrésistible, la chanson devient un véritable tube auprès des jeunes couples alors séparés par le service militaire, qui demeure obligatoire à cette époque.

Publié en 1966, ce 45 tours s’écoule à plus d’un million d’exemplaires et propulse son interprète sous le feu des projecteurs. Pourtant, rien ne prédestinait la jeune fille à une carrière de micro.

Née le 17 décembre 1946 à Paris, Annie Philippe se passionne d’abord pour la danse. Remarquant son potentiel, son père l’inscrit aux cours exigeants du chorégraphe Louis Orlandi, dispensés au prestigieux Théâtre du Châtelet.

Très douée, elle s’offre même le luxe d’effectuer des remplacements comme petit rat à l’Opéra de Paris.

C’est finalement sur les conseils avisés de Paul Mauriat, qui décèle en elle un potentiel vocal, qu’elle commence à prendre des cours de chant.

Cette reconversion artistique rapide la mène, dès 1965, à enregistrer un premier 45 tours intitulé Vous pouvez me dire.

Si la musique rythme ses journées, la vie sentimentale et nocturne d’Annie Philippe se conjugue souvent avec un univers interlope.

À cette époque, elle entretient une relation amoureuse avec Claude François.

Elle partagera également sa vie avec des figures pour le moins contrastées : d’un côté le cycliste et futur grand directeur sportif Cyrille Guimard, de l’autre des hommes liés au milieu du grand banditisme.

Elle épouse ainsi Izi Spieghel, truand et patron de la célèbre boîte de nuit Le Twenty One, située rue Balzac à Paris, où Annie officie elle-même en tant que Disc-jockey, ce qui lui vaudra le surnom évocateur de « La chanteuse du milieu ».

Plus tard, elle sera aussi l’épouse du malfrat René Juillet, tragiquement exécuté par le milieu en 1980.

Malgré le carton monumental du Ticket de quai, Annie Philippe ne connaîtra pas tout à fait la même longévité ni la même envergure discographique que les grandes icônes de l’époque yé-yé comme Sheila, Sylvie Vartan ou encore Françoise Hardy.

Elle bénéficie pourtant d’une consécration absolue en participant à la mythique « photo du siècle », immortalisée par le photographe Jean-Marie Périer.

Le 12 avril 1966, elle figure en bonne place parmi les 46 vedettes françaises de l’époque réunies pour le magazine Salut Les Copains, gravant à jamais son nom dans l’âge d’or de la jeunesse pop française.

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