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ALANNAH MYLES

Black Velvet

Le disque

Fiche technique

Chant
Alannah Myles
Basse et claviers
David Tyson
Guitares
Kurt Schefter et Bob Bartolucci
Batterie et percussions
Jorn Anderson
Saxophone
John Johnson
Trompette
Rick Waychesko
Chœurs
Peter Fredette, Dean McTaggart, Christopher Ward, Lisa Dalbello et Jackie Richardson
Producteur
David Tyson
Photographe
Deborah Samuel
Les coulisses de : Black Velvet

Née à Toronto le 25 décembre 1958, Alannah Myles est la fille de William Douglas Byles, un véritable pionnier de la radiodiffusion canadienne.

C’est à l’âge de 19 ans, bien décidée à embrasser une carrière dans le spectacle, qu’elle choisit de modifier son patronyme pour devenir officiellement Alannah Myles.

Quelques années plus tard, elle présente une maquette de trois morceaux au label Atlantic Records, s’attendant définitivement à ce que les deux autres titres fassent de l’ombre à celui qui deviendra son chef-d’œuvre.

Contre toute attente, c’est ce dernier qui convainc la maison de disques de la signer.

L’histoire de ce tube planétaire trouve ses racines le 16 août 1987.

Alors qu’il se rend en bus à Memphis pour assister à la veillée du dixième anniversaire de la disparition d’Elvis Presley à Graceland, le compositeur Christopher Ward — alors compagnon de la chanteuse — est frappé par le flux incessant des fans qui affluent par cars entiers.

De ce pèlerinage naît une inspiration fulgurante.

Les paroles de la chanson se construisent alors comme un habile mélange de biographie et de fiction, multipliant les clins d’œil au King : elles évoquent non seulement ses portraits traditionnellement peints sur du velours noir, mais aussi sa célèbre teinture capillaire, baptisée Black Velvet.

De retour au Canada, Ward soumet son idée à Alannah Myles et au producteur David Tyson, ce dernier signant la composition des accords du pont.

L’accouchement de ce futur hymne rock relève pourtant du parcours du combattant.

L’enregistrement s’étale sur des dizaines d’heures et, insatisfait du rendu, David Tyson s’adonne à un véritable travail de chirurgie sonore au fil des prises.

Il épure la structure instrumentale de manière radicale, taillant dans le vif jusqu’à ce qu’il ne subsagie plus que l’essentiel : une basse lourde et une batterie implacable.

C’est à cinq heures du matin, au terme de cette épure magistrale, que la version définitive est enfin mise en boîte.

Pourtant, manquant d’assurance face au potentiel commercial de ce titre au groove vaporeux, Atlantic Records mandate en parallèle la chanteuse de country Robin Lee pour en enregistrer une reprise, qui restera fort heureusement très confidentielle.

Le public plébiscitera l’originale, extraite de l’album éponyme Alannah Myles.

À sa sortie, la chanson s’empare de la première place du Billboard Hot 100 et déclenche un raz-de-marée international.

La consécration ne tarde pas : le titre récolte le Prix Juno du Single de l’année au Canada en 1990, avant qu’Alannah Myles ne décroche le prestigieux Grammy Award de la meilleure prestation vocale rock féminine en 1991.

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