Adieu jolie Candy
Fiche technique
- Sortie
- août 1969
- Référence
- VOGUE - 101236
- Paroles et musique
- Franck Harvel, Raymond Jeannot et Michel Hursel (Michel Berger)
- Enregistrement
- en 1969
- Chant
- Jean-François Michaël
- Orchestre
- Les Newstars
- Photographe
- Jean-François Krettly
L’histoire du tube Adieu jolie Candy puise sa source en Ewa Aulin, une jeune actrice suédoise fraîchement sortie du tournage de Candy, le film réalisé par Christian Marquand. Elle y partage l’écran avec une distribution prestigieuse composée de John Huston, Ringo Starr, Charles Aznavour, Richard Burton et Marlon Brando. Inspirés par cette ambiance, deux amis de Jean-François Michaël, Alain Boublil et Michel Hursel — dont le vrai nom est Michel Berger —, décident de lui proposer d’enregistrer la maquette d’un morceau qu’ils viennent de composer spécialement pour lui.
À cette période, l’artiste, né Yves Roze, occupe le poste de directeur artistique chez Barclay. Sa carrière a débuté en 1963 lorsqu’il remporte le télécrochet Le Jeu de la chance présenté par Raymond Marcillac, mais le succès boude ses premiers enregistrements comme Sylvie chez Riviera, Notre amour et puis c’est tout et Plus fort que le vent chez Polydor, ce qui le pousse à arrêter de chanter pour entrer chez Barclay où il gère notamment Michel Delpech, Pierre Vassiliu et les Poppys. Pour sortir ce nouveau disque chez le concurrent Vogue, il doit impérativement adopter un pseudonyme, ce qu’il fait en choisissant Jean-François Michaël, un nom inspiré par la mode des doubles prénoms de l’époque. En août 1969, le 45 tours arrive chez les disquaires sous le nom de ce chanteur fantôme qui refuse d’être reconnu, au point de refuser que sa photo n’apparaisse sur la pochette.
Cependant, l’ampleur foudroyante du succès trahit vite son secret et Eddie Barclay en personne le démasque. Rapidement, le morceau Adieu jolie Candy envahit les ondes radiophoniques et intègre le classement des meilleures ventes de disques en France, s’installant même en pole position du hit-parade du 8 novembre 1969 au 1er février 1970. C’est un triomphe commercial phénoménal pour le label Vogue puisque la chanson s’empare immédiatement de la première place en France, en Espagne, en Italie et en Amérique du Sud, pulvérisant tous les records avec cinq millions d’exemplaires vendus, bien au-delà des prévisions de la maison de disques et de l’interprète qui, au départ, s’était contenté de poser sa voix sur une simple maquette.

Porté par cette vague internationale, le chanteur décline son tube en plusieurs langues en sortant une version italienne nommée Fiori bianchi per te, une adaptation allemande intitulée Adieu susse Candy, et une version espagnole sous le nom d’Adiós, Linda Candy, avant de clore la boucle en 1984 en signant une suite directe à ce répertoire avec le titre Rappelle-toi Candy.




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