Déjeuner en paix
Fiche technique
- Sortie
- 1991
- Référence
- BARCLAY - 867 068-7
- Paroles et musique
- Philippe Djian et Stephan Eicher
- Enregistrement
- en 1991 au Casino d'Engelberg, en Suisse
- Chant et guitare
- Stephan Eicher
- Guitare
- Steve Bolton
- Batterie
- Manu Katché
- Violon
- Florence Charlin, Isabelle Reynaud, Julian Fels, Johanna Kern, Nenad Milosevic, Rudolf Sutter, Christa Zahner, Stéphane Rapetti, Thomas Walpen et Biat Marthaler
- Piano
- Simon Clark
- Basse
- Pino Palladino
- Ingénieurs du son
- Dominique Blanc-Francard et Sophie Masson
- Producteurs
- Dominique Blanc-Francard et Stephan Eicher
- Photographe
- Thierry Rajic
Le chanteur suisse Stephan Eicher, né en 1960, est assez surpris lorsque l’écrivain Philippe Djian, auteur du roman 37°2 le matin publié en 1985 et adapté au cinéma l’année suivante par Jean-Jacques Beineix, lui propose ce texte à contre-courant des tubes du moment. Déjà connu en France pour ses deux tubes Two People in a Room en 1985 et Combien de temps en 1988, l’artiste s’associe au romancier après une rencontre permise en 1988 par Antoine de Caunes sur le plateau de son émission Rapido diffusée sur Canal +. Djian, qui souhaitait initialement rencontrer Leonard Cohen, se rabat sur l’auteur du disque Les Chansons bleues, premier album solo de Stephan Eicher qu’il écoutait en écrivant 37°2 le matin. Une amitié naît lors d’un tournage au Pays basque chez Philippe Djian, marqué par un bug technique des magnétos obligeant à tout recommencer le lendemain. De cette complicité entre le romancier et le musicien naîtront l’album Engelberg et de grands titres.
Déjeuner en paix raconte l’histoire d’un couple qui veut prendre son déjeuner loin de l’actualité et des très mauvaises nouvelles. Et ça tombe bien puisqu’à ce moment-là nous sommes en pleine guerre du Golfe (1990/1991). Stephan Eicher fait une maquette à l’aide d’un vieux synthétiseur. Ensuite, il enregistre cette chanson dans le casino désaffecté d’Engelberg, une station de ski située au cœur des montagnes dans le canton d’Obwald, une petite commune suisse de 4 300 habitants. On y accède par un train à crémaillère, une sorte de remontée mécanique. Manu Katché est à la batterie. Déjeuner en paix figure dans Engelberg, le 6ème album de Stephan Eicher, sorti le 10 juin 1991, lui vendu à plus de 800 000 unités et synonyme d’un immense succès avec une place de numéro un des ventes en Suisse grâce à ce single mais aussi à Pas d’ami comme toi et Tu ne me dois rien.
Ce 45 tours s’écoule à plus de 240 000 exemplaires, voire plus de 300 000 selon certaines données, après être resté classé près de six mois. Cette chanson fait son entrée au Top 50 le 24 août 1991 pour 22 semaines consécutives et une meilleure deuxième place. C’est un tube et aujourd’hui Stephan Eicher reconnaît être devenu à l’époque une véritable diva. Au fil de sa carrière, l’artiste continue de marquer les esprits sur scène par des moments inattendus. En 2018, il participe au festival Rock the piste sur le domaine des portes du Soleil, où la scène est juchée au sommet des pistes de ski devant un parterre de skieurs. Amusé par ce décor insolite, il prend l’initiative de lancer une bataille de boules de neige avec la foule. Mais c’est une erreur stratégique puisque, sitôt le premier projectile lancé, il en reçoit plus d’une centaine en retour au point de devoir supplier les spectateurs de cesser de le viser pour pouvoir reprendre son concert. Des années plus tard, cette anecdote fait encore marrer.




À découvrir aussi
Quelques autres histoires de chansons à parcourir.










