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BEN E. KING

Stand by me

Le disque

Fiche technique

Sortie
avril 1961
Référence
ATLANTIC - 112039
Paroles et musique
Ben E. King et Elmo Glick (en fait, Jerome Leiber et Mike Stoller)
Enregistrement
le 27 octobre 1960
Chant
Ben E. King
Orchestre et arrangements
Stan Applebaum
Saxophone
Romeo Penque
Piano
Ernie Hayes
Guitare
Al Caiola et Charles McCracken
Contrebasse
Lloyd Trotman
Percussions
Phil Kraus
Batterie
Gary Chester
Producteurs
Jerome Leiber et Mike Stoller
Les coulisses de : Stand by me

L’histoire de Stand by me prend racine en 1960, au détour d’une fin de session d’enregistrement avec Elvis Presley. Dans l’ambiance décontractée du studio, le King se prend au jeu et commence à improviser une mélodie, chantée a cappella.

Témoins privilégiés de cette scène, les auteurs-compositeurs fétiches d’Elvis, Jerome Leiber et Mike Stoller, en capturent immédiatement la substantifique moelle. Quelques jours plus tard, de retour chez eux à New York, le duo s’attelle à transformer cette esquisse en un vrai morceau complet.

En réalité, cette inspiration puise ses racines plus loin dans la tradition musicale américaine. Elvis s’étant lui-même imprégné d’un chant spirituel signé Sam Cooke et J.W. Alexander, intitulé Stand by Me Father et enregistré en 1959 par les Soul Stirrers avec Johnnie Taylor au chant. Cette composition faisait elle-même écho au gospel Lord Stand By Me, écrit par le révérend Charles Albert Tindley dès 1905 et fixé sur disque en 1916.

Finalement, contre toute attente, Elvis ne manifeste aucun intérêt pour le titre.

Le flair de Jerome Leiber et Mike Stoller les pousse alors à le proposer à un jeune artiste prometteur de 23 ans, tout juste signé sur le label Atlantic : Benjamin Earl Nelson, que le monde s’apprête à connaître sous le nom de Ben E. King.

S’il accepte de relever le défi, le chanteur pose toutefois une condition essentielle : il souhaite retoucher les mélodies vocales et les paroles.

Il songe d’abord à confier la chanson à son ancien groupe, The The Drifters, avant de se raviser in extremis pour l’enregistrer lui-même en octobre 1960, épaulé en studio par des musiciens de légende dont le bassiste Lloyd Trotman, architecte du fameux riff d’introduction.

Officiellement cosignée par Ben E. King, Jerome Leiber et Mike Stoller, la chanson est créditée à ce dernier duo sous le pseudonyme d’Elmo Glick.

Sortie en avril 1961, Stand by me trouve rapidement son public, se hissant à la 4ème place des classements aux États-Unis et à la 27ème au Royaume-Uni.

Elle trouve ensuite sa place sur l’album Don’t Play That Song!, publié le 20 août 1962.

Vingt-cinq ans plus tard, en 1986, le morceau connaît une spectaculaire résurgence planétaire grâce au film homonyme Stand by me réalisé par Rob Reiner, porté par la performance de River Phoenix, ainsi qu’à son utilisation remarquée dans une campagne publicitaire pour une célèbre marque de jeans.

Devenue le chef-d’œuvre absolu et le plus grand succès de la carrière de Ben E.

King, cette chanson a depuis traversé les décennies pour devenir un standard absolu, repris à ce jour par plus de 400 artistes à travers le monde.

Né le 28 septembre 1938 à Henderson, en Caroline du Nord, Benjamin Earl Nelson baigne dès sa plus tendre enfance dans la musique en chantant au sein du chœur de gospel local.

À l’âge de 9 ans, sa famille s’installe à Harlem, à New York, où il fait ses armes au sein d’une formation nommée The Four B’s.

Durant ses années de lycée, alors qu’il manque de peu l’opportunité de rejoindre The Moonglows en raison de son jeune âge, il rencontre ses premiers succès encourageants avec The Five Crowns, un groupe qu’il avait intégré en 1958, avant d’écrire sa légende.

Ben E. King s’éteindra le 30 avril 2015 à Hackensack, dans le New Jersey.

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