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MICHAEL JACKSON

Billie Jean

Le disque

Fiche technique

Chant et synthétiseur
Michael Jackson
Batterie
Ndugu Chancler
Guitare
David Williams
Basse
Louis Johnson
Claviers
Greg Phillinganes
Ingénieur du son
Bruce Swedien
Producteurs
Quincy Jones et Michael Jackson
Les coulisses de : Billie Jean
  • Piano électrique :
  • Michael Jackson signe la sortie de son single le 2 janvier 1983 sous la référence EPIC – EPCA 3084, avec des paroles et une musique qu’il compose lui-même, tandis que l’enregistrement se déroule en 1982 aux Westlake Recording Studios de Los Angeles, en Californie, aux États-Unis.

    La distribution réunit Michael Jackson au chant et au synthétiseur, Ndugu Chancler à la batterie, et Greg Phillinganes aux claviers.

    L’équipe artistique comprend également David Williams à la guitare et Louis Johnson à la basse, sous la direction de l’ingénieur du son Bruce Swedien et des producteurs Quincy Jones et Michael Jackson.

    Dès le début du mois d’avril 1982, Michael Jackson commence l’écriture de cette chanson qui raconte l’histoire d’une femme prétendant qu’il est le père de son enfant, alors que lui dément en affirmant (The kid is not my son), ce qui se traduit par (L’enfant n’est pas mon fils).

    Il sent tout de suite que ce morceau deviendra un énorme tube, guidé par le flair incontestable d’un grand artiste.

    Initialement, le titre de la chanson est (Not my lover) car Quincy Jones craint que le nom de Billie Jean soit assimilé à la joueuse de tennis américaine Billie Jean King.

    Finalement, après d’âpres discussions, Michael Jackson obtient gain de cause et conserve le titre Billie Jean.

    Lors de la première écoute en studio, le producteur Quincy Jones et Michael Jackson partagent le sentiment qu’il manque encore quelque chose à cette composition.

    Michael Jackson ne ménage pas ses efforts et travaille durant plusieurs jours sur la rythmique aux côtés du bassiste Louis Johnson.

    Contre l’avis initial de Quincy Jones, le chanteur impose une longue introduction de vingt-huit secondes.

    Michael Jackson justifie son choix en lançant à Quincy Jones (C’est sûr ça que les gens veulent danser).

    Convaincu par cet argument, le producteur finit par accepter la vision de l’artiste.

    Pour donner davantage de présence à la batterie, Quincy Jones a l’idée ingénieuse de la surélever sur une plateforme de contreplaqué afin de l’isoler des vibrations, de glisser un morceau de bois plat entre la caisse claire et le charleston, et de couvrir la grosse caisse avec une couverture à fermeture éclair pour y insérer un micro.

    Sur le plan musical, Michael Jackson confie s’être inspiré du morceau I Can’t Go For That (No Can Do) du duo Daryl Hall & John Oates, paru en novembre 1981.

    Le roi de la pop réalise une performance remarquable en enregistrant sa partie vocale en une seule prise.

    C’est précisément sur ce titre que Michael Jackson exécute pour la toute première fois son très célèbre pas de danse à la télévision américaine, le 25 mars 1983, lors de l’émission spéciale Motown 25 : Yesterday, Today, Forever.

    Pour être tout à fait complet, ce fameux pas du moonwalk est en réalité un emprunt au chanteur américain Cab Calloway, né en 1907 et mort en 1994, qui l’exécutait déjà dans les années 1930-40, avant qu’Étienne Decroux ne l’enseigne à son élève le Mime Marceau, lequel l’a ensuite popularisé dans La Marche contre le Vent durant les années 1950.

    Le morceau s’impose comme l’un des 45 tours les plus vendus au monde, totalisant plus de 10 millions d’exemplaires écoulés, et devient par la même occasion le single le plus vendu de Michael Jackson.

    Grâce à ce titre, Michael Jackson remporte le Grammy Award 1983 de la meilleure performance vocale Rhythm & Blues ainsi que celui de la meilleure chanson Rhythm & Blues.

    Le morceau constitue le deuxième extrait de Thriller, le sixième album studio de Michael Jackson, qui arrive dans les bacs le 30 novembre 1982.

    Un détail insolite échappe presque à tout le monde : le code UPC figurant sur la couverture de l’album Thriller dissimule les sept chiffres du numéro de téléphone personnel de Michael Jackson.

    Personne n’a jamais découvert ce secret de son vivant et personne n’a donc jamais composé ce numéro.

    La célèbre chanson continue de résonner à travers le monde comme l’un des sommets incontestables de l’histoire de la pop music.

    Cette fresque musicale demeure à jamais gravée dans les mémoires grâce à l’alchimie unique entre le chanteur et son équipe.

    Le génie créatif de Michael Jackson trouve ici l’une de ses expressions les plus achevées et continue de fasciner les générations futures.

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