JOSÉPHINE BAKER – J’ai deux amours
Nous sommes en février 1931 lorsque Henri Varna, directeur du Casino de Paris, et Géo Koger déposent à la SACEM leur toute nouvelle composition, J’ai deux amours.
La musique est quant à elle signée par Vincent Scotto.
Son interprète est Joséphine Baker, de son véritable nom Freda Josephine McDonald, née le 3 juin 1906 à Saint-Louis, aux États-Unis.
Elle est la vedette de la revue Paris qui remue du Casino de Paris.
J’ai deux amours paraît en face B de La petite Tonkinoise en 1930.
L’orchestre, le Mélodie Jazz du Casino de Paris, est dirigé par Edmond Mahieux.
Le succès est immédiat.

Après la Seconde Guerre mondiale, Joséphine Baker, se sentant désormais plus française qu’américaine, modifie légèrement le deuxième vers du refrain « J’ai deux amours, mon pays et Paris… » par : « J’ai deux amours, mon pays c’est Paris… ».
En réalité, Joséphine Baker avait deux amours : Le Périgord et Paris.
Le Périgord, et plus précisément dans son château des Milandes, où avec son quatrième mari le chef d’orchestre Jo Bouillon, Joséphine adopte et élève 12 enfants d’origine, de religion et de couleur différentes.
Pour sa participation à la résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale lui a valu l’honneur d’être la première femme américaine à recevoir la Croix de Guerre de France, la plus haute distinction militaire du pays, et le général Charles de Gaulle l’a nommée Chevalier de la Légion d’Honneur.
Joséphine Baker décède le 12 avril 1975 à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière de Paris, victime d’une attaque cérébrale, au lendemain d’un spectacle à Bobino.
Elle était âgée de 68 ans.


