Macumba
Fiche technique
- Sortie
- février 1985
- Référence
- FLARENASCH - 721 793
- Paroles et musique
- Jean-Pierre Mader et Richard Seff
- Enregistrement
- en 1985 au Studio Condorcet à Toulouse
- Chant
- Jean-Pierre Mader
- Arrangements
- Romano Baïs
- Saxophone
- Patrick Bourgoin et Romano Bais
- Claviers
- François Breant
- Batterie
- Jean-Louis Pujade
- Basse
- Bernard Paganotti et Sauveur Malia
- Guitare
- Patrice Tison et Pierre Teodori
- Chœurs
- Alain Thomas, Jean-Michel Navarre et Marie Christie
- Ingénieurs du son
- François Porterie et Marc Hallyday
- Producteur
- Richard Seff
- Photographe
- Docteur Faust

Cette chanson est née dans la tête de Jean-Pierre Mader après une séance de cinéma avec son ami Richard Seff, auteur de quelques tubes pour Mike Brant et Gérard Lenorman. Ensemble, ce soir-là, ils vont voir L’Île au complot de Robert Z. Leonard, film sorti en 1949, avec Ava Gardner et Robert Taylor, ou Porté disparu. Dans ce long-métrage, Ava Gardner chante dans un cabaret et un homme la regarde toute la soirée. Après sa prestation scénique, l’actrice part avec lui en rêvant d’une future vie meilleure. Les deux compères commencent à écrire le texte dans le taxi qui les ramène à leur domicile toulousain.
Au début des années 1980, Jean-Pierre Mader fait la connaissance de Jean Maresca, son producteur, et compose une première partie du morceau jusqu’au refrain, qu’il enregistre sous forme de maquette chantée en yaourt. L’idée est alors de proposer ce titre à Philippe Lavil. Même si le morceau lui plaît, il n’est pas retenu et retourne au fond d’un tiroir. Comme pour Disparue, une musique qu’il garde depuis des années, Macumba est ainsi extraite de ce tiroir à tubes.
Pour le nom de cette chanson, Jean-Pierre Mader choisit Macumba en référence à la chaîne de discothèques du même nom fondée par Henry Souque et Jean Calvo à partir de 1966. Les Macumba se situent généralement dans des zones commerciales en périphérie des grandes villes. À son apogée, il y a au total 23 Macumba en France et 3 à l’étranger. Le dernier Macumba de France, basé à Englos dans la métropole de Lille, ferme définitivement ses portes le 23 février 2025 avec un commentaire de Jean-Pierre Mader (Une époque qui s’achève).
C’est à Rimini, en Italie, que le titre est enregistré avant de devenir un immense succès. Le 45 tours sort en février 1985, est certifié Disque d’Or et se vend à plus de 600 000 exemplaires (le total atteignant plus de 500 000 ventes en quelques mois). Mars 1985 arrive alors que Disparue, le premier titre issu de son album, est encore classé dans le Top 50. Macumba fait son entrée au Top 50 d’Europe 1 le 16 mars 1985 directement à la 19ème place pour y décrocher ensuite une 3ème meilleure position, après avoir figuré durant une semaine d’avril sur le podium, juste derrière Jeanne Mas et Daniel Lavoie, avec vingt-trois semaines consécutives de présence dans ce classement avant de sortir des meilleures ventes.
Jean-Pierre Mader est engagé par Europe 1 pour son Podium, une tournée de 30 dates présentée par Michel Drucker. La sauce prend vite et le morceau devient le tube de l’été 1985, tandis que l’album Microclimats s’impose comme une véritable réussite commerciale. À la batterie, on retrouve Jean-Louis Pujade, du groupe toulousain Images. C’est le deuxième single extrait de Microclimats, le deuxième album studio de Jean-Pierre Mader et son plus grand succès, paru en 1985. C’est une belle récompense pour cet auteur-compositeur-interprète qui connaît la gloire à trente ans, lui qui avait commencé sa carrière lorsqu’il était lycéen à Toulouse, d’abord dans le groupe Tangara, puis dans un orchestre de bal du Sud-Ouest nommé Les Gaulois, où il avait remplacé au micro un autre chanteur régional, le Gascon Francis Cabrel.




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