Candle in the wind
Fiche technique
- Sortie
- 1973 et nouvelle sortie en septembre 1997 en hommage à la princesse Diana
- Référence
- DJM RECORDS – DJS.297
- Paroles et musique
- Elton John et Bernie Taupin
- Enregistrement
- en mai 1973 au château d'Hérouville, dans le Val d'Oise
- Chant et piano
- Elton John
- Basse et chœurs
- Dee Murray
- Guitare électrique et chœurs
- Davey Johnstone
- Batterie et chœurs
- Nigel Olsson
- Ingénieur du son
- David Hentschel
- Assistants ingénieur du son
- Peter Kelsey et Andy Scott
- Producteur
- Gus Dudgeon
Dès les premières notes de guitare électrique jouées par Davey Johnstone, avec les chœurs aériens, Candle in the Wind s’impose comme l’une des compositions les plus poignantes du tandem formé par Elton John et le parolier Bernie Taupin. Conçu à l’origine comme un vibrant hommage à l’actrice américaine Marilyn Monroe — née le 1ᵉʳ juin 1926 à Los Angeles et décédée le 4 août 1962 dans cette même ville —, ce morceau trouve sa place sur l’album Goodbye Yellow Brick Road, sorti le 5 octobre 1973.


À travers ce texte, le duo d’artistes immortalise la fragilité des étoiles filantes consumées trop vite par les affres de la célébrité. Au fil des ans, cette chanson dépasse son cadre hollywoodien initial pour endosser une dimension universelle de deuil et de commémoration.
En 1990, Elton John choisit ainsi de dédier ce titre à l’un de ses intimes, Ryan White, emporté par le Sida. Mais c’est sept ans plus tard, à la fin de l’été 1997, que l’œuvre bascule dans une autre dimension historique.
À la demande pressante de l’homme d’affaires britannique Richard Branson, Elton John accepte de retoucher les paroles pour honorer la mémoire de la princesse Diana Spencer, tragiquement disparue le 31 août 1997 à Paris dans un accident de voiture à l’âge de 36 ans. Il faut à peine deux heures à Elton John pour réécrire le texte aux côtés de Bernie Taupin.
Les premiers mots, Goodbye Norma Jean, cèdent la place au bouleversant Goodbye England’s Rose.
Au Royaume-Uni, la version de 1997 s’écoule à plus de 685 000 exemplaires en un seul et unique jour, pour culminer à plus de 30 millions d’exemplaires à travers le monde, devenant ainsi un immense tube planétaire.

Témoignage de la noblesse de la démarche, l’intégralité des bénéfices générés par le disque est reversée à des œuvres caritatives et humanitaires activement soutenues par la princesse de Galles de son vivant.
Les liens unissant Elton John et la royauté s’étaient noués bien avant ce drame.
C’est en effet en 1981 qu’Elton John rencontre pour la première fois la princesse Diana, à l’occasion des 21 ans du prince Andrew — le frère de son époux le prince Charles —, lors d’une réception mémorable au château de Windsor.

Lorsque la nouvelle de sa mort s’abat sur le monde, Elton John plonge instantanément dans une forte dépression, s’enfermant chez lui, refusant d’abord de quitter son lit et écartant l’idée même d’assister aux obsèques officielles.
Le protocole du palais de Buckingham se montre d’ailleurs réticent à l’idée d’une telle performance et privilégie initialement une autre option musicale pour la cérémonie.
C’est grâce à l’intervention déterminante du doyen de Westminster, le prêtre Wesley Carr, qui plaide vigoureusement la cause du musicien auprès de la famille royale, que l’autorisation finale est accordée.
Après une unique répétition menée dans la précipitation la veille des funérailles, Elton John livre, le samedi 6 septembre 1997, une interprétation fragile et habitée de Candle in the wind au cœur de l’abbaye de Westminster.
Un instant suspendu qui demeure à jamais gravé comme l’un des points d’orgue les plus poignants et les plus suivis des funérailles de Diana Spencer.


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