Pas de boogie woogie
Fiche technique
- Sortie
- 26 mai 1976
- Référence
- BARCLAY - 620 186
- Paroles et musique
- Claude Moine (Eddy Mitchell) et Layng Martine Jr.
- Enregistrement
- en mai 1976 au Studio Cinderella et Woodland de Nashville, dans le Tennessee, aux États-Unis
- Chant
- Eddy Mitchell
- Violons
- Johnny Gimble et Buddy Spicher
- Piano
- Hargus "Pig" Robbins
- Guitares
- Chet Atkins, Weldon Myrick et Jerry Shook
- Batterie
- Buddy Harman
- Harmonica
- Charlie McCoy
- Basse
- Henry Strzelecki
- Banjo
- Bobby Thompson
- Percussions
- Farrell Morris
- Chœurs
- Mt. Pisgah Young People's Chorus et The Twenty-First Century Singers
- Producteur
- Eddy Mitchell
- Photographe
- Alain Marouani
Au milieu des années 70, Eddy Mitchell poursuit son exploration des racines américaines et jette son dévolu sur un titre tout droit venu des États-Unis : Don’t Boogie Woogie (When You Say Your Prayers Tonight). Composée et écrite à l’origine par Layng Martine Jr., cette chanson est d’abord interprétée par Ray Stevens en 1974, avant d’être rapidement reprise par Jerry Lee Lewis dès 1975.
Pour sa propre version, baptisée Pas de boogie woogie et intégrée à son répertoire country-rock de l’époque, le Eddy Mitchell s’entoure des musiciens du groupe The Nashville Super Pickers. Le texte français prend une direction pour le moins audacieuse, s’éloignant des paroles d’origine.
Dans la version américaine, il est question d’un patient qui se rend chez son médecin pour consulter. Sous la plume d’Eddy Mitchell, le cabinet médical se transforme en confessionnal : le protagoniste devient un prêtre qui, après que le souverain pontife a déclaré que « l’acte d’amour sans être marié est un péché », doit se résoudre à en faire l’annonce délicate à ses fidèles.
Cette irrévérence toute relative, teintée d’humour potache, ne manque pas de faire des vagues à sa sortie. Jugée provocatrice envers le Vatican, cette chanson est purement interdite d’antenne sur Radio Monte Carlo.
Le 6 août 1978, juste après l’annonce officielle de la mort du Pape Paul VI, c’est en effet Pas de boogie woogie que choisit de diffuser la station Europe 1, provoquant un télescopage mémorable entre l’humour d’Eddy Mitchell et la grande Histoire. Cette curiosité française amuse beaucoup l’autre côté de l’Atlantique.
Selon le témoignage d’Eddy Mitchell lui-même, l’auteur américain de la chanson l’a un jour appelé, totalement abasourdi, cherchant à comprendre quel mystérieux phénomène se produisait en France. Il voyait soudainement ses droits d’auteur grimper en flèche alors que le titre, malgré la caution de Jerry Lee Lewis, était totalement passé inaperçu aux États-Unis.
Lors de l’enregistrement, en mais 1976 à Nashville, Eddy Mitchell s’emmêle les pinceaux avec une mauvaise liaison en lançant : « Reprenez R’avec moi tous en chœur », un petit défaut de prononciation devenu culte au fil des ans.




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