L’envie d’aimer
Fiche technique
- Sortie
- 7 juin 2000
- Référence
- MERCURY - 562 791-2
- Paroles et musique
- Lionel Florence, Patrice Guirao et Pascal Obispo
- Enregistrement
- en 1999
- Chant
- Daniel Levi
- Batterie
- Christophe Deschamps
- Basse
- Laurent Vernerey
- Claviers
- Ian Inverd et Christophe Voisin
- Guitare
- Pierre Jaconelli
- Percussions
- Denis Benarrosch
- Piano
- Jean-Yves D'Angelo
- Ingénieur du son
- Thierry Rogen
- Photographe
- William Sitruk
L’histoire de la comédie musicale Les Dix Commandements commence par un refus. À l’origine, le projet imaginé par le parolier Lionel Florence, le co-signataire des textes Patrice Guirao et le compositeur Pascal Obispo, avec une mise en scène confiée au producteur Élie Chouraqui et des chorégraphies signées Kamel Ouali, devait prendre la forme d’un film.
Face au scepticisme des producteurs qui ne croient pas en cette fresque autour de l’histoire biblique de Moïse, l’affaire se transforme finalement en un spectacle musical. Les chansons composées et les arrangements confiés notamment aux Archets de Paris et de France, il faut désormais trouver la perle rare capable d’incarner le prophète.

Un grand casting est alors organisé. Pascal Obispo se souvient de cette audition : « Daniel Levi est arrivé au casting avec une chemise à carreaux.
Il chante L’hymne à l’amour, le succès d’Édith Piaf.
Quand on l’a entendu, on s’est dit : « Quelle voix ! » Mais on ne l’a pas choisi tout de suite car c’est toujours un peu long de se décider pour un premier rôle d’une comédie musicale.
Puis on l’a revu et là c’était une évidence. » Daniel Levi est ainsi retenu pour porter le rôle principal de Moïse, marquant un tournant décisif dans sa carrière artistique.

Avant d’accéder à la lumière, le parcours de Daniel Levi s’est dessiné pas à pas.
Né le 26 août 1961 à Constantine, en Algérie française, il sort dès 1983 un premier album intitulé Cocktail sous le pseudonyme de Daniel Neuville.
Il faut attendre 1991 pour le voir reprendre son véritable nom et fouler la scène du Théâtre du Châtelet dans la comédie musicale Sand et les romantiques de Catherine Lara, où il incarne avec brio les rôles d’Alfred de Musset et de Frédéric Chopin.
L’année suivante, en 1992, le grand public le découvre véritablement grâce au succès du duo Ce rêve bleu, interprété avec Karine Costa et extrait de la bande originale du film animé de Disney Aladdin.
C’est pourtant avec Les Dix Commandements que Daniel Levi atteint les sommets de la popularité, porté par un titre puissant qui faillit pourtant ne jamais figurer dans le spectacle.
Au départ, Pascal Obispo avait composé la musique de L’envie d’aimer pour un dessin animé de Disney.
Gardant cette mélodie en réserve, il la propose pour la comédie musicale.
Longue de plus de cinq minutes, cette chanson n’est d’ailleurs pas jouée au cœur de la représentation, mais réservée au grand final.
Lors de la séance d’enregistrement, Pascal Obispo doit d’ailleurs intervenir pour canaliser l’énergie lyrique de Daniel Levi et lui demande de respecter la mélodie.
Le 4 octobre 2000, le rideau se lève sur la première représentation au Palais des Sports de Paris.
C’est un triomphe absolu.
L’envie d’aimer s’écoule à plus de 1 200 000 exemplaires et est certifié Disque de Diamant, propulsant le spectacle parmi les plus grands succès de l’histoire des comédies musicales françaises.
Les Dix Commandements a d’ailleurs rassemblé des millions de spectateurs au cours de ses représentations.
Quant à son hymne phare, Daniel Levi confiait en 2021 que L’envie d’aimer restait « un joli cadeau, un des plus beaux que j’ai reçu dans ma vie ».
Une reconnaissance éternelle pour un artiste d’exception, disparu le 6 août 2022 à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, des suites d’un cancer du côlon contre lequel il luttait courageusement depuis 2019.



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