Même si tu revenais
Fiche technique
- Sortie
- début octobre 1965
- Référence
- PHILIPS - 437.118 BE
- Paroles et musique
- Claude François, Jacques Chaumelle et Bernard Kesslair
- Enregistrement
- durant l'été 1965 à Londres
- Chant
- Claude François
- Orchestre
- Les Reed
- Photographe
- Jacques Aubert
En cette année 1965, Claude François traîne encore les lourdes séquences de son grave accident survenu au début du mois de janvier, tout en essayant de panser les blessures d’une rupture qu’il n’a jamais digérée.
Séparé depuis juin 1962 de son épouse, la danseuse anglaise Janet Woollacott
dont le divorce ne sera prononcé que le 13 mars 1967 —, Claude François confie sa peine au parolier Jacques Chaumelle.
Au fil de leurs échanges, ce dernier couche sur le papier les vers poignants de Même si tu revenais.
Toujours éperdument amoureux, l’artiste est alors prêt à absoudre tous les torts si sa bien-aimée venait à regagner son foyer.
La composition musicale est confiée à Bernard Kesslair au printemps 1965.
Déterminé à offrir à ce titre un écrin d’envergure, Claude François s’envole pour Londres durant l’été 1965, guidé par les conseils avisés de Petula Clark.
Cette dernière, alors très populaire et présentatrice d’une émission sur la BBC, lui fait découvrir les meilleures tables et les antiquaires incontournables de la capitale britannique, où le chanteur se prend de passion pour la gastronomie chinoise et indienne.
C’est dans les studios londoniens qu’il enregistre la chanson, habillée par les arrangements de l’orchestre de Les Reed.
Dès sa sortie au début du mois d’octobre 1965, ce 45 tours s’impose comme un incontournable.
Le public répond présent et Même si tu revenais s’empare de la première place du hit-parade de l’émission Salut Les Copains sur Europe 1, y trônant sans discontinuer de novembre 1965 jusqu’à la fin janvier 1966.
Fort de ce triomphe, Claude François exporte son mélodrame romantique :
il enregistre en 1966 une version italienne intitulée Non’e pui casa mia, avant de proposer en 1967 une adaptation en langue anglaise sous le titre In my memory.
L’histoire de cette chanson ne s’arrête pas aux années 60.
Au tout début de l’année 1990, Même si tu revenais connaît une cure de jouvence inattendue grâce à un remix taillé pour les pistes de danse, signé par le duo Thierry Durbet et Dominique Blanc-Francart.
Propulsée par cette modernité sonore, la nouvelle version fait son entrée au Top 50 le 3 février 1990, s’y maintient durant seize semaines consécutives et décroche une remarquable 5ème place qu’elle conserve pendant quinze jours.




À découvrir aussi
Quelques autres histoires de chansons à parcourir.














