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CLAUDE FRANÇOIS

Magnolias for ever

Le disque

Fiche technique

Sortie
novembre 1977
Référence
DISQUES FLÈCHES - 49.329
Paroles et musique
Claude François, Jean-Pierre Bourtayre et Étienne Roda-Gil
Enregistrement
entre août et septembre 1977 au Studio CBE de Paris
Chant
Claude François
Orchestre
Jean-Claude Petit
Ingénieur du son
Bernard Estardy
Producteurs
Claude François, Guy Floriant et Jean-Pierre Bourtayre
Photographe
Giancarlo Botti
Les coulisses de : Magnolias for ever

Août 1977. Alors qu’il est en pleine tournée estivale dans le Sud de la France, Claude François fait une halte à Biarritz où il s’installe à l’hôtel du Palais.

C’est là, un matin au réveil, qu’une intuition mélodique s’impose à lui.

Sans attendre, le chanteur saisit son téléphone pour joindre son fidèle complice et compositeur Jean-Pierre Bourtayre, alors resté à Paris.

Faute d’instrument sous la main, Cloclo lui fredonne le tempo et la ligne mélodique en frappant en mesure avec la paume de sa main sur le montant en bois de son lit.

Quelques jours plus tard, le 19 août, Jean-Pierre Bourtayre rejoint Claude François sur la Côte d’Azur, débarquant à l’hôtel Martinez de Cannes avec, dans ses valises, la partition tant attendue.

C’est directement sur le piano installé dans le hall de l’établissement que les deux hommes peaufinent et finalisent la structure du morceau.

Reste à trouver un auteur pour habiller cette future ritournelle.

Jean-Pierre Bourtayre se tourne naturellement vers Étienne Étienne Roda-Gil, avec qui il collabore déjà sur un projet de comédie musicale intitulé Le front populaire.

Hasard du calendrier, Roda-Gil a précisément dans ses cartons un texte intitulé Magnolias for ever, initialement taillé pour Karen Cheryl, mais écartée par le producteur de la chanteuse, Humbert Ibach.

Pour sceller cette collaboration, Jean-Pierre Bourtayre organise un déjeuner dans un restaurant du boulevard Raspail, à Paris.

La rencontre tourne court sur le plan de la sympathie : Étienne Roda-Gil ne cache pas son aversion pour Claude François, qu’il regarde avec un profond mépris.

Tandis que le repas s’étire sur fond de discussions autour de leurs parcours et de leurs visions musicales respectives, le parolier refuse obstinément de s’engager.

Exaspéré, Claude François finit par lâcher, piqué au vif : « Continue de faire des chansons pour les petites filles en socquettes de Neuilly et moi je continue à chanter des conneries pour les pauvres ».

Un électrochoc.

Vexé par la réplique, Étienne Roda-Gil revoit sa position et, quelques jours plus tard, accepte finalement d’écrire pour la vedette.

En une seule soirée, il adapte et cisèle les paroles de Magnolias for ever.

Deux heures seulement avant la session d’enregistrement de la voix de Claude François au Studio CBE de Paris, Jean-Pierre Bourtayre doit courir en urgence au domicile d’Étienne Roda-Gil pour récupérer les feuillets définitifs.

En novembre 1977, quelques jours avant sa mise en vente dans les bacs, ce 45 tours est envoyé par courtoisie aux cinq grandes radios nationales de l’époque : Europe 1, RTL, RMC, France Inter et Sud Radio.

C’est Claude Brunet, le directeur des programmes d’Europe 1, décide de diffuser ce titre trois fois par jour.

L’effet est immédiat : les auditeurs plébiscitent massivement ce morceau.

Le disque s’envole rapidement pour atteindre près de 900 000 exemplaires vendus.

Ce tube monumental devient le premier single extrait de Magnolias for ever, qui restera tristement le vingt-cinquième et dernier album studio de Claude François, paru en décembre 1977.

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