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CHOCOLAT’S

Brasilia carnaval

Le disque

Fiche technique

Sortie
1975
Référence
AQUARIUS - 53.001
Paroles et musique
Edilda et Tony Vale
Enregistrement
en 1975 au Studio D.E.S. de Bruxelles, en Belgique
Chant
Salvatore Acquaviva
Orchestre
Jean-Luc Drion
Ingénieur du son
Jean-Claude Charvier
Producteur
Jean Vanloo
Pochette
Christian Caumon
Les coulisses de : Brasilia carnaval

À l’écoute de cette irrésistible invitation à la danse, l’auditeur décèle instantanément des accents ensoleillés et des cuivres qui semblent débarquer tout droit du Brésil. Et pourtant, la réalité est tout autre !

C’est un beau dimanche matin de l’année 1974 que le producteur belge Marcel De Keukeleire compose ce futur tube sur son accordéon. Face à cette mélodie entraînante, il lui faut un nom évocateur :

on hésite un temps entre Forever i love you et Te quiero, avant de fixer son choix définitif sur Brasilia Carnaval. L’enregistrement et le mixage de ce morceau sont bouclés en une seule journée.

Pour commercialiser son œuvre, le producteur monte de toutes pièces un groupe éphémère baptisé Chocolat’s un clin d’œil gourmand à son péché mignon, lui qui est un grand amateur de pralines belges.

Pour incarner ce morceau sur scène et à l’écran, il recrute le chanteur Salvatore Acquaviva, qu’il entoure de danseuses africaines.

La direction artistique ne laisse rien au hasard :

la chorégraphie est réglée au millimètre par le Philippin Amadeo Barrios, un professionnel aguerri qui a déjà collaboré avec de grandes pointures de la chanson française comme Dalida ou encore Claude François.

Le destin de cette chanson bascule en France lorsqu’il devient le générique de l’émission télévisée à succès Ring Parade, présentée par Guy Lux et diffusée le dimanche soir sur Antenne 2.

Une rampe de lancement idéale qui offre à ce titre une visibilité incomparable.

Ce 45 tours s’arrache à plus de 5 000 000 d’exemplaires, s’imposant naturellement comme l’un des plus grands tubes de l’été 1975.

Derrière le micro des Chocolat’s se cache donc Salvatore Acquaviva, né en 1953 à Roubaix, dans le Nord de la France.

L’homme poursuit sa route loin des projecteurs estivaux et s’installe en 1981 à Mouscron, en Belgique.

Sa trajectoire artistique prend un tournant inattendu en 1996 lorsqu’il décide d’attaquer en justice la pop star internationale Madonna.

Il l’accuse alors d’avoir plagié la mélodie de son titre Ma vie fout l’camp composé en 1978 et chanté en 1994 par Fabrice Prévost pour sa chanson Frozen.

L’affaire connaît son épilogue judiciaire en 2013. Salvatore Acquaviva est finalement débouté de ses demandes et condamné à verser 1 320 euros aux trois maisons de disques qu’il accusait de contrefaçon, clouant ainsi le chapitre d’une des batailles juridiques les plus surprenantes de la pop music.

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