Les plaisirs démodés
Fiche technique
- Sortie
- 1972
- Référence
- BARCLAY - 61.569
- Paroles et musique
- Charles Aznavour et Georges Garvarentz
- Enregistrement
- aux Studios Barclay à Paris
- Chant
- Charles Aznavour
- Orchestre et arrangements
- Christian Gaubert
- Ingénieur du son
- Claude Achallé
- Producteur
- Richard Marsan
- Photographe
- Patrick Ullmann
Avec une carrière d’une longévité exceptionnelle de 70 ans, 180 millions de disques vendus à travers le globe et plus de mille deux cents chansons interprétées dans neuf langues différentes, Charles Aznavour demeure une légende absolue. Surnommé « le Sinatra français », Charles Aznavour qui disait :
« Mon pays c’est la langue française » nous a quittés le 1er octobre 2018 à l’âge de 94 ans, après avoir été décoré en 1997 de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Véritable ambassadeur de la chanson française aux quatre coins du monde, Charles Aznavour a pourtant su s’affranchir des règles les plus strictes de la grammaire pour les beaux yeux de la poésie.
L’histoire se niche en juillet 1972, lors de la sortie du 23e album studio de l’artiste, intitulé Idiote je t’aime….
Ce disque, qui s’est écoulé à plus de 300 000 exemplaires, abrite l’un de ses plus grands classiques : Les plaisirs démodés.
Mais l’oreille attentive du mélomane ne tarde pas à repérer une petite entorse à la règle de Molière.
À trente-cinq secondes précises du début de ce morceau, au cœur de la phrase « Les derniers disques pop, poussés r’au maximum », Charles Aznavour commet une liaison pour le moins inhabituelle.
Loin d’être une étourderie, cette entorse est une coquetterie pleinement assumée, une faute volontaire et bienvenue pour respecter la rime, prouvant que même le plus fervent défenseur de notre langue savait plier les règles pour mieux les sublimer.




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