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CARRAPICHO

Tic, tic tac

Le disque

Fiche technique

Sortie
1er juin 1996
Référence
RCA -74321386922
Paroles et musique
Braulino Lima
Enregistrement
en 1996
Chant
Zezinho Corrêa et Raimundo Nonato do Nascimento
Bajo
Otávio Rodrigues Da Silva
Guitare
Robertinho Martins Chaves
Accordéon
Edson Ferreira Do Vale
Claviers
Carlinhos Bandeira
Batterie
Ronalto Jesus
Producteur
Patrick Bruel
Illustrations pochette
Fabien Bellagamba et Laurence Teboul
Les coulisses de : Tic, tic tac

Pour comprendre la genèse de l’un des tubes de l’été 1996, il faut s’envoler pour le Brésil, quelques mois plus tôt. En plein tournage du film Le jaguar, réalisé par Francis Veber, l’acteur et chanteur Patrick Bruel donne la réplique à Jean Reno.

Entre deux prises, au cœur de la moiteur tropicale de Punta Negra, il fait une découverte musicale inattendue : le groupe Carrapicho. Formée en 1980 à Manaus, la capitale de l’État de l’Amazonas dans le Nord-Ouest du pays, la formation interprète un air qui captive instantanément l’artiste français.

Ce morceau, c’est Tic, Tic Tac (à prononcer “tchic, tchic, ta“), une composition de style « forró », un genre musical traditionnel du nord du Brésil. Séduit par l’énergie de ce titre, Patrick Bruel est persuadé qu’il a le potentiel pour devenir un immense succès en France.

De retour dans l’Hexagone, il convainc sa maison de disques, BMG, de signer le groupe et s’investit personnellement en produisant le disque. Les 7 musiciens et 4 danseurs de Carrapicho acceptent de s’engager dans l’aventure à une condition primordiale : pouvoir profiter de cette vitrine pour propager et faire connaître la culture amazonienne à travers le monde.

Le pari s’avère rapidement gagnant.

Porté par une danse amazonienne aussi simple que fédératrice, le « boï bumbá » — qui signifie littéralement le bœuf et le tambour en portugais et dont la chorégraphie évoque la mort et la résurrection d’un bœuf —, ce titre s’installe dans les oreilles des Français.

Multidiffusé par ses partenaires que sont France 2 et Europe 1, bénéficiant également du soutien marketing d’une célèbre marque de thé vert ainsi que d’une grande chaîne de magasins, le phénomène explose.

Dès le 8 juin 1996, Tic, Tic Tac fait une entrée dans le Top 50, pour n’en sortir que le 4 janvier 1997.

Mieux encore, ce single s’empare de la première place du classement pendant 3 semaines consécutives dès le mois de juillet.

Il s’écoule à plus d’un million d’exemplaires, décrochant une prestigieuse certification de Disque de Diamant.

Il s’impose ainsi comme l’autre grand tube de l’été 1996, se partageant la vedette avec l’incontournable Macarena.

L’engouement est tel qu’il inspire des adaptations plus ou moins inspirées.

Un an plus tard, en 1997, Sophie Favier tente ainsi de s’approprier le phénomène en proposant une version française intitulée Elle me tape sur mes nerfs…, qui se soldera malheureusement par un énorme bide commercial, confirmant que la magie originale de Carrapicho restait irremplaçable.

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