C’est la ouate
Fiche technique
- Sortie
- octobre 1986
- Référence
- BARCLAY - 885 341-7
- Paroles et musique
- Caroline Loeb, Philippe Chany et Pierre Grillet
- Enregistrement
- A la rentrée 1986 au Studio des Halles à Paris
- Chant
- Caroline Loeb
- Guitare
- Philippe Spiessert
- Saxophone
- Pietro Lacirignola
- Trompette
- Éric Giausserand
- Chœurs
- Amina Annabi, Caroline Loeb, Dominique Farrugia et Philippe Chany
- Ingénieur du son
- Stéphane Cauvin
- Photographe
- Ian Patrick
Née le 5 octobre 1955 à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, Caroline Loeb s’oriente d’abord vers le théâtre et la mise en scène avant de croiser la route de la musique. En 1983, elle sort un premier album Piranana, enregistré à New York.
Mais c’est un an plus tard, en 1984, que se dessine le destin de son futur tube. Au départ, la chanson s’appelle La paresseuse, pensée comme un véritable hymne à la farniente.
C’est l’auteur Pierre Grillet qui trouve la formule magique : « C’est la ouate qu’elle préfère ». Une trouvaille qui tombe à pic pour Caroline Loeb, dont le rythme de vie de l’époque consiste à passer ses nuits en discothèque pour mieux savourer de longues matinées ouatées.
Faute de moyens initiaux, l’enregistrement de la maquette est financé à hauteur de 25 000 francs par un ami qui tient une boutique de vêtements. Pourtant, le chemin du succès s’avère tortueux : aucune maison de disques ne veut de cette chanson alors intitulée Paresseuse.
Ce titre aiguise même l’appétit du producteur de Stéphanie de Monaco, qui souhaite le récupérer pour sa jeune protégée. Caroline Loeb refuse net.
C’est finalement le label Barclay qui flaire la bonne affaire et signe cet hymne à la paresse, rebaptisé C’est la ouate. Pour habiller vocalement ce futur tube, la chanteuse s’entoure d’un chœur inattendu, parmi lequel on retrouve la chanteuse Amina et le comédien Dominique Farrugia.
Ce morceau trouve logiquement sa place sur l’album Loeb C.D.
Le succès est fulgurant.
En 1987, ce 45 tours se classe à la 5e place du Top 50 et s’écoule à plus de 300 000 exemplaires.
Mais la consécration dépasse largement les frontières hexagonales : il se hisse en tête des hit-parades en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Autriche, en Argentine et même en Chine.
L’impact culturel est tel qu’en 1987, lors d’une interview télévisée, le journaliste Yves Mourousi demande au Président de la République française, François Mitterrand : « Quelle est votre chanson préférée du moment ? ».
La réponse fuse, immortalisant un moment de télévision : « C’est la ouate ! ».
Pour accompagner ce phénomène pop, le réalisateur Jean-Baptiste Mondino signe un clip au design léché qui renforce l’aura mystérieuse et sophistiquée de l’artiste.
Au-delà de ce tube interlope et intemporel, Caroline Loeb poursuivra une carrière riche et éclectique, jonglant avec brio entre le stylisme, la radio, le cinéma, l’écriture et la mise en scène.




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