Bienvenue sur Histoire Des Chansons. Des millions de chansons... Toutes leurs histoires et anecdotes par Fabrice Lafitte.
CALOGERO

Si seulement je pouvais lui manquer

Le disque

Fiche technique

Sortie
novembre 2004
Référence
MERCURY - 982 584-6
Paroles et musique
Julie D'Aime, Michel Jourdan, Calogero et Gioacchino Maurici
Enregistrement
en juillet 2004
Chant
Calogero
Guitare
Pierre Jaconelli
Producteur
Calogero
Photographe
Kate Barry
Les coulisses de : Si seulement je pouvais lui manquer

Publié en tant que troisième extrait de l’album 3, Si seulement je pouvais lui manquer s’impose très rapidement en tête des hit-parades en France comme en Belgique. Derrière cette mélodie poignante se cache un thème profondément intime : Calogero y met en musique l’absence de relations et le manque de communication avec son père.

Portée par un texte ciselé conjointement par Jean-Jacques Goldman et Lionel Florence, et une composition signée par Calogero et son frère Gioacchino Maurici, cette chanson touche le grand public en plein cœur. La consécration arrive le 5 mars 2005, lorsque le titre est couronné « Chanson originale de l’Année » lors de la 20e cérémonie des Victoires de la Musique.

Mais ce triomphe artistique connaît un coup d’arrêt en 2014. Laurent Feriol, ingénieur du son landais et ancien membre du groupe « Les Années Boum », assigne Calogero en justice pour contrefaçon.

Il affirme que le refrain de Si seulement je pouvais lui manquer reprend, de manière troublante, les mélodies de son propre titre Les chansons d’artistes, qu’il dit avoir déposé à la SACEM en 2001, soit bien avant la sortie du tube de l’artiste isérois. À l’écoute, les experts judiciaires relèvent indéniablement une forte similitude entre les deux œuvres.

Après deux années de procédure, l’affaire connaît un tournant décisif en juillet 2015 : Laurent Feriol obtient gain de cause en première instance. La procédure se poursuit jusqu’à la Cour de Cassation, qui confirme la condamnation de Calogero, de son frère et du label Universal Music à verser 80 000 euros de dommages et intérêts.

L’expertise judiciaire appuie cette décision en affirmant que les deux morceaux partagent pas moins de 63% de notes communes.

De son côté, Calogero a toujours déploré amèrement cette longue et douloureuse affaire judiciaire.

À découvrir aussi

Quelques autres histoires de chansons à parcourir.