La Madrague
Fiche technique
- Sortie
- février 1963
- Référence
- PHILIPS - 432.874 BE
- Paroles et musique
- Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois
- Enregistrement
- les 7, 21, 26 et 28 décembre 1962 au Studio Blanqui de Paris
- Chant
- Brigitte Bardot
- Orchestre
- Claude Bolling
- Producteur
- Claude Dejacques
- Photographe
- Stan Wiezniak
La Madrague est le tout premier succès de Brigitte Bardot, l’icône absolue du cinéma français des années 50/60.
Ce titre emblématique trouve sa source directe dans l’histoire d’amour entre Brigitte Bardot et la célèbre propriété qu’elle acquiert en 1958.
Située sur la route des Canebiers, au cœur du parc résidentiel des Salins sur les hauteurs de Saint-Tropez — à l’époque encore un authentique village de pêcheurs avant de devenir le repaire incontournable de la jet-set —, cette villa les pieds dans l’eau répond enfin au vœu de l’actrice qui cherchait depuis un moment son havre de paix.
Ce sont ses parents, Anne-Marie et Louis, qui dénichent cette perle rare.
Sa mère s’empresse de lui téléphoner pour lui annoncer la bonne nouvelle.
Brigitte Bardot, alors âgée de 23 ans, se trouve à Séville en Espagne pour le tournage du film La Femme et le Pantin réalisé par Jean Duvivier.
N’hésitant pas une seconde, Brigitte Bardot effectue un aller-retour exprès pour ne pas laisser passer cette belle affaire négociée à 24 millions d’anciens francs, soit l’équivalent de 37 000 euros.
Rapidement, La Madrague devient le théâtre de fêtes inoubliables où se croisent ses illustres amis, de Sacha Distel à Alain Delon, en passant par Jean-Paul Belmondo.
Face à l’afflux incessant de curieux et de paparazzi, l’actrice obtient en 1963 une dérogation exceptionnelle pour construire des murs prolongeant les limites de sa parcelle jusque sur le bord de l’eau, façonnant ainsi une mini-plage privée.

Pour assurer sa tranquillité, Brigitte Bardot engage divers gardiens, dont un jeune couple au passé trouble qui lui attirera de sérieux soucis, s’avérant être des braqueurs recherchés par la police.
Pour l’anecdote, une madrague désigne à l’origine un piège à thon traditionnel de Méditerranée constitué de grands panneaux de filets.
L’histoire de cette chanson naît quant à elle un soir de 1962.
Jean-Max Rivière et son meilleur ami d’enfance Gérard Bourgeois travaillent sur une mélodie autour d’une bonne table et de quelques bouteilles de rouge.
De cette inspiration surgit un premier jet : « Sur la plage abandonnée… ».
Se retrouvant le lendemain place Clichy à Paris pour achever leur partition, les deux hommes signent un futur classique, déposé à la SACEM le 19 octobre 1962.
Sublimé par les arrangements de Jean Bouchety, ce morceau est enregistré par Brigitte Bardot fin décembre 1962 au Studio Blanqui à Paris.
Publié en février 1963, ce 45 tours s’impose naturellement comme le grand tube de l’été 1963.
C’est d’ailleurs dans ce décor de La Madrague que Brigitte Bardot souhaitait se reposer éternellement.
Dans une interview accordée au journal Le Monde en 2018, elle confiait sans détour : « Je préfère reposer là que dans le cimetière de Saint-Tropez, où une foule de connards risquerait d’abîmer la tombe de mes parents et des grands-parents.
Je veux qu’on leur foute la paix ! ».
C’est pourtant dans le cimetière marin de Saint-Tropez que Brigitte Bardot est inhumée dans le caveau familial le 7 janvier 2026.





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