Bonnie and Clyde
Fiche technique
- Sortie
- 2 janvier 1968
- Référence
- FONTANA - 460.247 ME
- Paroles et musique
- Serge Gainsbourg et Michel Colombier
- Enregistrement
- le 10 décembre 1967 aux Studios Barclay Hoche à Paris
- Chant
- Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg
- Arrangements et orchestre
- Michel Colombier
- Ingénieurs du son
- Francis Miannay et William Flageolet
- Producteur
- Claude Dejacques
- Photographe
- Uberto Guidotti
À l’automne 1967, alors qu’elle s’apprête à être la vedette d’une émission télévisée qui lui est entièrement consacrée, Brigitte Bardot formule une requête auprès de son amant d’alors Serge Gainsbourg.
Elle lui demande de lui écrire deux chansons.
Ce projet ambitieux n’est autre que le Show Bardot, une production destinée à illuminer le petit écran pour le réveillon du 31 décembre 1967 sur la deuxième chaîne de l’ORTF, tout juste auréolée du lancement de sa toute première émission en couleur, diffusée le 1er octobre de la même année.
L’étincelle créative jaillit chez Serge Gainsbourg à la sortie en salles françaises, le 8 novembre 1967, du chef-d’œuvre hollywoodien Bonnie and Clyde, réalisé par Arthur Penn et porté par le duo Faye Dunaway et Warren Beatty.

Ce film retrace le destin tragique et fulgurant de Bonnie Parker et Clyde Barrow, deux grandes figures du banditisme américain du XXe siècle.
Issus du même quartier pauvre de Dallas, au Texas, ils s’étaient croisés au début de l’année 1930 chez un ami commun
elle alors serveuse, lui se présentant modestement comme poète.
De cette rencontre naît une passion destructrice et une cavale légendaire jalonnée de braquages et de cambriolages.
Leur cavale sanglante, marquée par la mort de 12 personnes, a durablement captivé l’Amérique et défrayé la chronique, propulsant le couple en « Une » des journaux jusqu’à leur tragique fin, le 23 mai 1934, abattus dans une embuscade minutieusement préparée par l’ancien gendarme Frank Hamer.
Saisissant la charge romanesque et subversive de cette histoire, Serge Gainsbourg décide d’ancrer son texte dans le réel en reprenant la toute première strophe d’un authentique poème rédigé par Bonnie Parker elle-même, intitulé The Trail’s End (Le Bout du Chemin).
Le résultat donne naissance au mythique Bonnie and Clyde, officiellement enregistré à la SACEM le 13 décembre 1967.

Pour immortaliser cette collaboration en images lors du tournage du show, les deux amants se glissent dans la peau de redoutables desperados au cœur d’une fausse étable de western, habillés de tenues de bandits aussi avant-gardistes que provocantes, signées par le couturier Paco Rabanne.
Ce morceau d’anthologie trouve rapidement sa place sur Bonnie and Clyde, le septième album studio de Serge Gainsbourg, qui arrive dans les bacs le 2 janvier 1968.




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