La dame brune
Fiche technique
- Sortie
- juin 1967
- Référence
- PHILIPS - 437.348 BE
- Paroles et musique
- Barbara et Georges Moustaki
- Enregistrement
- les 25 et 26 avril, 19 et 22 mai 1967 au Studio Blanqui à Paris
- Chant
- Barbara
- Orchestre
- Michel Colombier
- Photographe
- Libor Sir
Tout commence dans l’intimité du domicile de Barbara, au numéro 14 de la rue de Rémusat à Paris. Ce jour-là, Georges Moustaki rend visite à son amie et complice pour composer ensemble. Mais après le déjeuner, le musicien s’assoupit lourdement devant la télévision, terrassé par une irrésistible torpeur.
Agacée par cette indolence, Barbara perd patience et le menace vertement de couper le poste de télévision s’il ne se met pas très vite au travail. Bousculé par cet ultimatum, Georges Moustaki gratte sur sa guitare tandis que Barbara s’installe d’autorité au piano. Sous cette impulsion irrésistible, La Dame brune voit le jour en seulement une petite heure, scellant l’osmose créative de ces deux figures majeures de la chanson.
Musicalement et poétiquement, l’œuvre adopte une structure minutieuse : elle prend la forme de huit strophes de huitains hétérométriques, qui marient habilement des octosyllabes et des vers de quatre syllabes sur des rimes croisées. Le texte tisse par ailleurs un lien subtil avec la tradition en faisant référence au Pierrot et à la brune de la célèbre chanson populaire Au clair de la lune.
Le public découvre officiellement le morceau en juin 1967, lorsqu’il paraît en face B du 45 tours Ma plus belle histoire d’amour. Mais c’est une apparition télévisée qui propulse définitivement le titre au rang de tube intemporel : Barbara et Georges Moustaki l’interprètent avec éclat dans l’émission Dim, Dam, Dom de Jean-Christophe Averty, offrant au public une performance habitée qui reste gravée dans les mémoires.
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