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BARBARA

Drouot

Le disque

Fiche technique

Sortie
mai 1970
Référence
PHILIPS - 6311 024
Paroles et musique
Barbara
Enregistrement
en avril 1970 au Studio Gaité à Paris
Chant
Barbara
Orchestre et arrangements
Michel Colombier
Accordéon
Roland Romanelli
Violoncelle
Robert Bex, Louis Bourcier, Fernand Benedetti, Robert Dupuis, Jean Huchot, Michel Lacrouts, Pierre Labadie, Michel Marchesini, Manuel Recasens, Jean Reculard, Hubert Varon et Jacques Wiederker
Violon
Jean Lamy
Contrebasse
Paul Amat, Jacques Beaufour, Barthélémy Ennemond, Max Hediguer, Willy Lockwood et Robert Prudhon
Trombone
Christian Guizien
Trompette
Ivan Julien
Basse
Antoine Rubio
Guitare
Raymond Gimenes
Batterie
Armand Cavallaro
Cor
Georges Barboteu, Gilbert Coursier et Jacques Marczewski
Percussions
Jacky Bamboo, Humberto Canto et Marc Chantereau
Chœurs
Anne germain, Jean-Claude Briodin, Nicole Darde, Danièle Bartoletti, Christiane Cour, Jo Novès, Vincent Munro et Jean Cussac
Producteur
Franck Giboni
Les coulisses de : Drouot
  • Celli : Pierre Moschetti et Georges Raffault
  • Flûte à bec : Michel Sanvoisin
  • Saxophone et clarinette : Michel Portal
  • On l’oublie parfois, mais bien avant de chanter la mélancolie des souvenirs, Barbara était aussi une grande adepte des ventes aux enchères, une passion qu’elle entretenait assidûment depuis 1961. C’est à la fin de cette même année, au moment d’emménager dans un nouvel appartement situé rue Rémusat à Paris, que tout bascule. Pour décorer son nouveau foyer, la chanteuse se fait aider par un ami décorateur et antiquaire.

    C’est lui qui l’initie pour la première fois à l’effervescence si particulière de la célèbre salle des ventes de la rue Drouot. Il faudra pourtant attendre près d’une décennie pour que cette fascination devienne de la matière artistique. Le 9 avril 1970, invitée sur le plateau de l’émission télévisée Comme il vous plaira animée par Denise Glaser, Barbara confie son amour pour Drouot et entonne en direct ces quelques mots fondateurs : « Dans les paniers d’osier de la salle des ventes… ».

    À peine rentrée chez elle, galvanisée par cette intervention télévisée, elle s’assoit et commence à rédiger pour de bon les paroles de la chanson. Le titre trouve rapidement sa place sur disque : il devient le second morceau de la face B de l’album L’aigle noir, le onzième opus de Barbara, qui arrive dans les bacs le 28 mai 1970.

    Dans l’enregistrement, un détail linguistique immortalisé par la grâce de l’interprète retient l’attention des puristes : Barbara commet une délicieuse et célèbre mauvaise liaison dans la phrase « une gloire déchue, avait mis t’aux enchères », un petit défaut de fabrication devenu instantanément une marque de fabrique touchante. Portée par un public conquis, la chanson s’invite tout naturellement sur scène.

    Dès l’été 1970, alors qu’elle part en grande tournée, Barbara interprète Drouot chaque soir. Ce tableau musical singulier restera ancré dans son répertoire de scène durant deux décennies entières, jusqu’à ses adieux au théâtre de Mogador en 1990.

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