Fallin’
Fiche technique
- Sortie
- 10 avril 2001 aux États-Unis et en Europe le 5 juin 2001
- Référence
- BMG - 74321 90369 2
- Paroles et musique
- Alicia Keys
- Enregistrement
- en janvier 2001 au KrucialKeys Studios à New York, aux États-Unis
- Chant
- Alicia Keys
- Instruments
- Alicia Keys
- Violon
- Miri Ben-Ari
- Chœurs
- Alicia Keys, Andricka Hall, Cindy Mizelle et Tammy Saunders
- Ingénieur du son
- Russ Elevado
- Producteur
- Alicia Keys
À tout juste seize ans, Alicia Augello-Cook sort major de son école de musique classique. Dans ses carnets de partitions, Chopin, Beethoven et Mozart côtoient déjà les gammes urbaines de Harlem, le quartier new-yorkais où elle grandit.
Mais à l’aube de sa carrière, la jeune artiste s’apprête à tout changer. Pour son premier grand saut dans le grand bain de l’industrie, elle abandonne son patronyme et devient Alicia Keys, un choix de nom artistique qui sonne comme une évidence en hommage aux touches noires et blanches de son instrument fétiche.
Le chemin vers ce premier sommet n’a pourtant rien d’un fleuve tranquille. Liée par un premier contrat avec la maison de disques Columbia, la jeune prodige refuse obstinément les maquettes qu’on lui propose, déplorant l’absence totale de piano, l’âme de sa musique.
La délivrance surgit grâce à Clive Davis, figure légendaire de l’industrie musicale et ancien dirigeant de Columbia Records puis d’Arista Records. Tout juste fondateur de son propre label, J Records, il flaire le génie, lui offre sa chance et lui permet d’enregistrer ses propres compositions, notamment aux mythiques Hit Factory Studios.
C’est ainsi qu’au lieu des propositions standardisées de son ancienne maison de disques, Alicia Keys impose une pépite qu’elle a écrite trois ans plus tôt.
À l’origine, cette chanson était destinée à Kim Scott, l’ex-femme du rappeur américain Eminem.
Perfectionniste acharnée, elle ne délègue absolument rien : de la composition des paroles et de la musique jusqu’à l’interprétation vocale et la production, elle contrôle tout de A à Z.
Pour bâtir son pont mélodique, elle pioche dans l’histoire de la soul en intégrant un échantillonnage percutant du titre It’s a Man’s Man’s Man’s World de James Brown, paru le 16 février 1966.
Porté par cette alchimie unique entre rigueur classique, ferveur gospel et groove soul, ce premier single, intitulé Fallin’, devient instantanément un raz-de-marée mondial.
Il s’écoule à plus de 30 millions d’exemplaires à travers la planète et s’impose comme le fer de lance de son premier album, Songs in a Minor, sorti en 2001 et vendu quant à lui à 12 millions d’exemplaires.
L’année suivante, la consécration est totale : Fallin’ triomphe lors de la 44e cérémonie des Grammy Awards en décrochant trois prestigieuses récompenses, à savoir la Chanson de l’année, la Meilleure chanson R&B et la Meilleure performance vocale R&B féminine.

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