Ironic
Fiche technique
- Référence
- MAVERICK - 9362-43700-9
- Paroles et musique
- Alanis Morissette et Glen Ballard
- Enregistrement
- au Shrine Auditorium de Los Angeles, aux États-Unis
- Chant
- Alanis Morissette
- Basse
- Chris Chaney
- Guitare
- Jesse Tobias et Nick Lashley
- Batterie
- Taylor Hawkins
- Piano
- Glen Ballard
- Chœurs
- Karie Prescott, Katia Popov, Michelle Richards et Suzie Katayama
- Ingénieur du son
- Christopher Fogel
- Producteur
- Glen Ballard
Sortie le 27 février 1996 aux États-Unis et le 8 avril 1996 en Europe.
C’est au cours d’un repas chez Emilio’s Trattoria, un restaurant italien de Los Angeles, qu’Alanis Morissette et son producteur Glen Ballard ont l’idée fondatrice de l’un des plus grands tubes des années 1990. Attablés, les deux complices se prennent au jeu du délire en imaginant des situations incongrues et grinçantes que peuvent subir certaines personnes, à l’instar d’une vieille dame qui gagne enfin au Loto avant de mourir le lendemain.

Ces scenarii absurdes correspondent précisément à leur définition de l’ironie du sort. Dans la foulée, à peine le repas terminé, ils filent tout droit en studio pour composer Ironic en l’espace de seulement quinze minutes.
Troisième single extrait de l’album Jagged Little Pill — un véritable raz-de-marée discographique qui s’est écoulé à plus de 33 millions d’exemplaires dans le monde entier —, le morceau sort le 27 février 1996 aux États-Unis, puis le 8 avril 1996 en Europe.
C’est un carton immédiat qui s’impose durablement sur les ondes internationales et vaut à la chanteuse d’être nommée en 1997 aux Grammy Awards dans la prestigieuse catégorie de la chanson de l’année.
Porté par un clip mémorable où l’artiste incarne simultanément quatre passagères à l’arrière d’une même automobile bravant différentes saisons, le titre n’a pourtant pas manqué de faire jaser.
De mauvaise langues ont par la suite intenté un véritable procès d’intention à Alanis Morissette, l’accusant de faire un contresens total sur la véritable définition du mot « ironique ».
En effet, de nombreux puristes et linguistes ont souligné que rater son avion ou subir la pluie le jour de son mariage relève de la simple malchance ou de la contrariété plutôt que de l’ironie tragique.
Une polémique gentiment désamorcée par la suite par la chanteuse elle-même, amusée d’avoir ainsi ouvert un débat mondial sur les subtilités de la langue anglaise.



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