Highway to hell
Fiche technique
- Sortie
- 27 juillet 1979
- Référence
- ATLANTIC - 11 321
- Paroles et musique
- Angus Young, Malcolm Young et Bon Scott
- Enregistrement
- en mars 1979 au Roundhouse Studios de Londres, en Angleterre
- Chant
- Bon Scott
- Guitare
- Angus Young
- Guitare et chœurs
- Malcolm Young
- Batterie
- Phil Rudd
- Basse et chœurs
- Cliff Williams
- Ingénieurs du son
- Mark Dearney, Tony Platt et Kevin Dallimore
- Producteur
- Robert Lange
- Photographe
- Jim Houghton
L’histoire de Highway to Hell, c’est d’abord celle d’un rythme de vie incandescent. Écrite par le trio infernal d’AC/DC — Angus Young, Malcolm Young et le charismatique chanteur Bon Scott —, la chanson raconte sans filtre le quotidien exténuant d’une tournée internationale, entre nuits blanches, beuveries et rencontres féminines sur la route.
Mais derrière cette métaphore du rock’n’roll excessif se cache une réalité géographique bien précise : Highway to hell est le surnom populaire de la Canning Highway, une portion de route de l’État d’Australie-Occidentale tristement célèbre pour ses nombreux accidents mortels, qui relie la banlieue sud de Perth (Victoria Park) à Fremantle. Pourtant, au moment de sa composition, le groupe est loin d’imaginer le raz-de-marée commercial qui s’annonce.
En janvier 1979, les musiciens gravent une première version démo de ce futur hymne aux Albert Studios de Sydney, avant de peaufiner l’enregistrement au printemps de la même année aux Roundhouse Studios de Londres. Dans une interview donnée en 1979, Malcolm et Angus Young confesseront d’ailleurs qu’ils ne croyaient absolument pas au potentiel de ce morceau lors de sa sortie.
Un paradoxe quand on sait que le 45 tours, paru le 27 juillet 1979, deviendra tout simplement le tout premier succès d’envergure du groupe australien aux États-Unis, s’imposant comme le single phare de leur cinquième album studio éponyme, également publié ce 27 juillet 1979.
Ce triomphe restera malheureusement teinté de tragédie.
Ce disque marque en effet le tout dernier témoignage studio de Bon Scott, qui s’éteindra quelques mois plus tard, victime d’une asphyxie dans sa voiture en plein cœur de Londres.
Un destin brisé qui fait de cet album une page légendaire et crépusculaire du hard rock.
Sur le plan musical, le fameux riff d’introduction qui électrise Highway to hell n’est pas totalement étranger aux oreilles des puristes.
AC/DC l’a subtilement emprunté à All Right Now, un classique du groupe britannique Free paru en 1970.
Une influence digérée de longue date par les Australiens, qui reprenaient ce titre à leurs débuts dans les petits bars du pays.
Amusante coïncidence de l’histoire du rock, le guitariste et chanteur américain Steve Miller s’était lui aussi approprié ce fameux motif guitaristique dès 1976 pour son morceau Rock’n Me.
Steve Miller, chanteur de blues et de rock américain, a également utilisé ce riff de guitare pour le morceau Rock’n Me du Steve Miller Band en 1976.




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