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4 NON BLONDES

What’s up?

Le disque

Fiche technique

Sortie
23 juin 1993
Référence
ATLANTIC - A 8412
Paroles et musique
Linda Perry
Enregistrement
en 1992 aux The Plant Studios de New York, aux États-Unis
Chant et guitare
Linda Perry
Guitare
Roger Rocha
Basse et chœurs
Christa Hillhouse
Batterie
Dawn Richardson
Ingénieurs du son
Paul Dieter, Mark Hensley, Jesse Kanner et Kent Matcke
Producteur
David Tickle
Pochette
Mark Ryden
Les coulisses de : What’s up?

Sortie le 23 juin 1993, What’s up? demeure l’unique grand succès international de 4 Non Blondes, s’imposant durablement comme l’un des hymnes incontournables des années 90, avec plus d’un milliard de vues sur YouTube. Issu de l’album Bigger, Better, Faster, More! — l’unique opus du groupe paru le 13 octobre 1992 —, ce deuxième single s’est installé en France au Top 50 dès le 28 août 1993 pour une impressionnante série de 39 semaines consécutives, grimpant jusqu’à la troisième place du 13 au 27 novembre 1993.

L’histoire de ce tube planétaire commence loin des sommets des charts.

Issue d’une famille nombreuse du Nord-Est des États-Unis, Linda Perry quitte les siens en 1987 et débarque à San Francisco.

Pour survivre, elle enchaîne les petits boulots, travaillant comme serveuse tout en arrondissant ses fins de mois dans des pubs locaux.

C’est en 1989 qu’elle intègre le groupe 4 Non Blondes, un concours de circonstances pour le moins inattendu.

Alors que la formation fonctionne en trio, la chanteuse censée les accompagner fait défaut le soir d’un concert au Nightbreak, un club de San Francisco.

Face à cette absence, la guitariste Shaunna Hall saisit le micro et lance à la foule : « Si quelqu’un sait chanter ».

Présente dans le public, Linda Perry s’écrie aussitôt : « Moi je sais ». Leurs débuts manquent pourtant de tourner court : leur toute première répétition, prévue le 17 octobre 1989, est annulée in extremis en raison d’un violent tremblement de terre qui secoue la région.

Linda Perry chante : « Hey hey hey hey... » Elle met d’abord cette partie comme du remplissage, prévoyant par la suite d’insérer des paroles, mais la chanson sonne si bien de cette façon qu’elle la laisse telle quelle.

Quelques semaines plus tard, Linda Perry, alors âgée de 24 ans, esquisse les bases de Whats’up en une trentaine de minutes dans la chambre du petit appartement qu’elle partage avec la bassiste Christa Hillhouse.

En quête de validation, elle demande à sa colocataire : « Est-ce que ça ressemble à quelque chose ? » Cette dernière lui répond sans hésiter : « Termine la chanson, c’est magnifique ».

À l’origine, le fameux « Hey hey hey hey… » entonné par Linda Perry n’était qu’un simple remplissage en attendant d’écrire de véritables paroles.

Trouvant finalement que le morceau sonne parfaitement ainsi, elle décide de le laisser tel quel.

Sur le plan textuel, la chanson émerge sous l’influence directe du climat politique américain de l’époque.

En 1990, le groupe planche sur son premier disque et enregistre une maquette de What’s up.

Le producteur anglais David Tickle, qui a longtemps œuvré comme ingénieur du son aux côtés de Prince, se montre sceptique et souhaite réécrire les paroles et la musique. Mais Linda Perry, dotée d’un tempérament bien trempé, oppose un refus catégorique : « C’est ça ou je pars ».

En juin 1991, le label Interscope signe finalement le groupe, marquant par la même occasion une petite révolution dans les mœurs américaines de l’époque : 4 Non Blondes est composé exclusivement de femmes, toutes ouvertement gays.

L’enregistrement définitif se déroule en une seule journée, fin 1992, aux The Plant Studios.

En véritable chef d’orchestre, Linda Perry supervise tout : orchestration, placement des micros, acoustique…

Sa voix puissante et rocailleuse fait le reste.

L’aventure collective fait long feu : en 1995, Linda Perry quitte 4 Non Blondes pour s’envoler vers une brillante carrière solo, avant de devenir l’une des productrices et compositrices les plus redoutables de l’industrie pop-rock, signant des tubes planétaires pour d’autres artistes.

Quant aux musiciens qui l’entouraient ce jour-là en studio — Roger Rocha à la guitare, Christa Hillhouse à la basse et aux chœurs, et Dawn Richardson à la batterie —, ils partagent à jamais la légende de ce coup de maître forgé sous la houlette des ingénieurs du son Paul Dieter, Mark Hensley, Jesse Kanner et Kent Matcke, et mis en image par une pochette signée Mark Ryden.

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