Dream in blue
Fiche technique
- Sortie
- novembre 1981
- Référence
- CHARLES TALAR RECORDS - 2 C 008 73.462
- Paroles et musique
- François Pédron, Pierre Delanoë et François Valéry
- Enregistrement
- au Studio 92 de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine
- Chant
- François Valéry et Sophie Marceau
- Orchestre et arrangements
- Tony Rallo
- Ingénieurs du son
- Jean-Claude Charvier et Michel Olivier
- Producteur
- Bob Medhi
- Photographe
- Guy Auffray
Rien ne destinait ces deux artistes à collaborer, jusqu’à ce que le magazine Paris Match décide de les réunir pour un reportage photo croisé. En 1981, Sophie Marceau est la coqueluche des adolescents grâce au triomphe du film La Boum de Claude Pinoteau, dans lequel la jeune actrice de quinze ans tient le premier rôle. Malgré les quatre millions d’entrées du long-métrage, la jeune Parisienne poursuit ses études secondaires au lycée Élisa-Lemonnier, en tant qu’élève de seconde, tout en prenant des cours de chant afin d’honorer la proposition de François Valéry de partager ce duo.
De son côté, François Valéry enchaîne à cette époque les succès populaires. Cet artiste a déjà connu le sommet des classements en 1976 avec Qu’est-ce qu’on a dansé sur cette chanson et en 1980 avec Emmanuelle. C’est au Studio 92 de Boulogne-Billancourt, sous l’impulsion du producteur Charles Talar — qui a collaboré par le passé avec Stone et Charden ainsi que Mike Brant —, que se déroule l’enregistrement du titre vite devenu un tube. Ce 45 tours sorti en novembre 1981, soit onze mois tout juste après la sortie au cinéma, est Disque D’or avec plus de 600 000 exemplaires vendus (plus de 500 000 exemplaires écoulés en quelques semaines). En février 1982, Dream in blue échoue de peu au pied du podium en ce début d’année, se classant quatrième vente en France derrière Chagrin d’amour, Nikka Costa et Dorothée, tout en réalisant une superbe performance.
La réplique parlée de Sophie Marceau au milieu de la chanson (Qu’il est con !) n’était pas initialement prévue pour être gardée telle quelle. C’était une réaction spontanée et taquine de l’actrice face aux mimiques de François Valéry en cabine d’enregistrement du Studio 92 de Boulogne-Billancourt, près de Paris.
C’est aussi une vague de succès sur laquelle continue de surfer la jeune comédienne qui, au sortir de ce disque, tourne l’été suivant La Boum 2 et remporte le César du meilleur espoir féminin. Trois ans plus tard, c’est Étienne Roda-Gil et Franck Langolff qui lui composent un album intitulé Certitudes. Cet opus passe totalement inaperçu, mais permet l’éclosion, en 1987, de Vanessa Paradis et de son tube Joe le taxi, les deux auteurs ayant repéré la jeune adolescente alors qu’elle assistait à l’enregistrement de son 33 tours au studio Artistic Palace de Boulogne-Billancourt.




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