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CLAUDE FRANÇOIS

En rêvant à Noël

Le disque

Fiche technique

Sortie
12 otcobre 1963
Référence
PHILIPS - 432.992 BE
Paroles et musique
Claude François, Elaine Murtagh, Ray Adams et Valerie Murtagh
Enregistrement
début septembre 1963
Chant
Claude François
Orchestre
Jacques Denjean
Photographe
Jacques Aubert
Les coulisses de : En rêvant à Noël

L’histoire de cette chanson commence sous le soleil de Nice, le jeudi 22 juillet 1963. Alors qu’il est en pleine tournée d’été partagée avec Sylvie Vartan, Claude François reçoit une proposition inattendue en coulisses.

Jean-Jacques Tilché, le directeur artistique de la maison de disques Philips, lui suggère de s’attaquer à un monument de la chanson française : Petit Papa Noël, l’immortel tube de Tino Rossi entonné chaque hiver depuis 1946. Mais Cloclo a une vision bien différente.

Hors de question de reprendre un classique qu’il juge d’emblée trop vieillot. Claude François a déjà flashé sur autre chose, une mélodie pop vibrante et résolument moderne : In Summer, signée par la star britannique Billy Fury.

Fraîchement sortie le 12 juillet 1963, elle caracole alors en tête des hit-parades au Royaume-Uni. Convaincu de tenir le bon filon, Claude François arrache l’accord de Jean-Jacques Tilché.

Reste un obstacle de taille : se procurer les droits auprès des auteurs originaux et décrocher l’autorisation indispensable pour une adaptation française.

En travailleur acharné et redoutablement persuasif, il boucle cette mission administrative et juridique en à peine une semaine.

Le plus dur commence alors : transplanter des paroles de Noël sur un tube estival anglo-saxon.

Pour trouver l’inspiration, Claude François s’isole, ouvre un carnet et laisse remonter à la surface la nostalgie de ses jeunes années, se remémorant avec émotion les fêtes de fin d’année célébrées sous le soleil de son enfance en Égypte.

L’enregistrement de En rêvant à Noël se déroule dès les tout premiers jours de septembre 1963.

Ce 45 tours débarque dans les bacs le 12 octobre suivant.

Caché en face B de Si j’avais un marteau, ce morceau s’écoule tout de même à plus de 540 000 exemplaires, s’imposant comme un succès populaire incontournable.

Preuve de l’attachement indéfectible de Cloclo à cette parenthèse hivernale, il retournera en studio en 1974 pour en enregistrer une toute nouvelle version, qui restera toutefois inédite dans le commerce.

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