La bonne du curé
Fiche technique
- Sortie
- août 1974
- Référence
- CBS - CBS 2751
- Paroles et musique
- Charles Level, Tony Montoya et Tony Roval
- Enregistrement
- en 1974
- Chant
- Annie Cordy
- Orchestre
- Jean Claudric
- Producteur
- Pierre Carrel
- Photographe
- Félicien Tordo
L’histoire de ce tube intemporel débute au tout début de l’année 1974, lorsque Tony Roval, un complice d’Annie Cordy, vient présenter à la chanteuse une composition fraîchement achevée. C’est dans l’intimité de son appartement parisien qu’il lui joue les premières notes de sa mélodie à la guitare.
Coup de foudre immédiat : séduite par l’air, Annie demande aussitôt à son ami Charles Level de se pencher sur la question et de greffer des paroles sur cette partition. Le parolier s’exécute de plume de maître en seulement quelques heures, accouchant d’un texte aussi espiègle que redoutable d’efficacité.
Avant même d’entrer en studio, l’infatigable showwoman teste La bonne du curé directement sur le terrain, lors d’une tournée dans le Nord de la France, et mesure l’enthousiasme immédiat du public.
Pourtant, sa propre maison de disques fait de la résistance.
L’incrédulité règne au sein du label, au point qu’une assistante du directeur artistique, alors en vacances, balaie le projet d’un revers de main sans appel : « Vous plaisantez, c’est complètement dépassé ! ».
Convaincue par son flair infaillible et l’accueil chaleureux de la scène, Annie Cordy ne l’entend pas ainsi.
Elle force la main aux dirigeants et obtient gain de cause pour l’enregistrement.
Un pari audacieux et gagnant : commercialisé en août 1974, le 45 tours se transforme en raz-de-marée commercial.
Avec plus de deux millions d’exemplaires vendus, La bonne du curé s’impose durablement comme l’un des sommets absolus de la discographie d’Annie Cordy, traversant les décennies avec la même bonne humeur communicative.




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